Publié le 26 novembre 2025 14:43:00. Des négociations de paix en Ukraine semblent reprendre, près de trois ans après le début du conflit, avec des avancées signalées par Washington, mais des divergences majeures persistent entre Kiev et Moscou.
- La Maison Blanche évoque des “progrès considérables” dans les discussions, tout en reconnaissant des “points délicats” à résoudre.
- Le Kremlin se montre prudent, estimant qu’il est encore trop tôt pour parler d’un accord de paix imminent.
- Des désaccords subsistent sur le statut du Donbass, la taille de l’armée ukrainienne et l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN.
Après des mois de combats acharnés, une lueur d’espoir émerge du front ukrainien. Des discussions intensives, impliquant les États-Unis, l’Ukraine et la Russie, ont permis de dégager un certain consensus sur un plan de paix, selon des sources proches des négociations. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a confirmé sa volonté de faire avancer ce plan suite à des échanges avec son homologue américain Donald Trump et ses alliés.
Cependant, la route vers la paix reste semée d’embûches. Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, a tempéré l’optimisme ambiant, soulignant qu’il est prématuré d’envisager un accord dans un avenir proche.
« Il est encore prématuré de dire cela »
Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin
Une source ukrainienne de haut rang, ayant connaissance directe des négociations, a révélé à CNN que des divergences significatives persistent sur trois points cruciaux. Bien que la plupart des propositions américaines aient trouvé un terrain d’entente, ces divergences pourraient compromettre l’ensemble du processus.
La question du Donbass, région de l’est de l’Ukraine partiellement contrôlée par des séparatistes soutenus par la Russie, est au cœur des désaccords. Les propositions américaines précédentes suggéraient une cession de territoires clés à la Russie, transformant cette zone en une zone démilitarisée administrée par Moscou. La source ukrainienne a admis qu’il y avait eu “certains progrès” sur cette proposition, mais a précisé qu’aucune décision définitive n’avait été prise.
« Il serait très faux de dire que nous disposons désormais de la version acceptée par l’Ukraine »
Source ukrainienne de haut rang
Un autre point de friction concerne la taille des forces armées ukrainiennes. Les États-Unis ont proposé de réduire l’armée à 600 000 soldats, une proposition que Kiev conteste. Des négociations sont en cours pour trouver un nouveau chiffre, mais l’Ukraine insiste pour conserver une force militaire capable de garantir sa sécurité.
Enfin, l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord) reste un sujet de discorde majeur. Kiev considère cette adhésion comme une garantie de sa souveraineté et de sa sécurité, tandis que Moscou y voit une menace à sa propre sécurité. La source ukrainienne a averti que renoncer à cette ambition créerait un “mauvais précédent” et donnerait à la Russie un droit de veto sur l’alliance militaire occidentale.
La semaine prochaine, l’envoyé spécial américain Steve Witkoff se rendra à Moscou pour rencontrer le président russe Vladimir Poutine. Une rencontre directe entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump est également prévue dans les prochains jours, ce qui pourrait donner un nouvel élan aux négociations.
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