Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a annoncé mercredi 16 septembre 2026 qu’il prendra la parole à l’assemblée générale de l’ONU pour dire à son homologue américain Donald Trump de «ne pas se mêler des élections au Brésil». Le chef d’État de gauche, qui s’exprimera mardi à la tribune des Nations Unies, brigue un nouveau mandat à la présidentielle d’octobre face au candidat de droite Flavio Bolsonaro, allié de Donald Trump. Les sondages pronostiquent un second tour serré entre les deux. En pleine campagne présidentielle, le chef de l’Etat brésilien veut couper court à toute tentative d’ingérence dans le scrutin d’octobre.
Une tribune new-yorkaise pour couper court à toute ingérence
Luiz Inacio Lula da Silva a choisi une tribune planétaire pour faire passer son message. Lors d’une étape de campagne à Ceilândia, un quartier populaire de la capitale Brasília, il a précisé les contours de son déplacement à New York.
«Je vais à la réunion de l’ONU pour avoir une conversation avec Trump et lui dire: ne vous mêlez pas des élections au Brésil»
Luiz Inacio Lula da Silva, président brésilien
Ce message direct vise à contrer ce que l’exécutif brésilien perçoit comme des pressions politiques extérieures. Le scrutin s’annonce particulièrement disputé, les sondages annonçant un second tour serré entre les deux hommes, et chaque déplacement ou prise de parole compte dans une campagne qui s’annonce disputée jusqu’au bout.
Un duel électoral tendu face à l’allié de Washington
À la tête du camp conservateur, Flavio Bolsonaro se positionne comme le principal rival de l’actuel chef de l’État.

Les relations diplomatiques et les tensions entre Brasília et Washington ne datent pas d’hier. Les États-Unis ont imposé en juillet deux séries de surtaxes sur des produits brésiliens, que Lula a dénoncées comme une tentative d’ingérence dans les élections et une façon détournée de peser sur le vote à venir. La tension avec le gouvernement Trump a commencé en 2025, quand Washington a appliqué une première hausse massive des droits de douane contre le Brésil en représailles à un procès pour tentative de coup d’État visant l’ex-président d’extrême droite Jair Bolsonaro (2019-2022), le père de Flavio.
Des retrouvailles probables dans les travées onusiennes
Pour l’instant, «aucune réunion bilatérale spécifique» avec le républicain n’est prévue, a indiqué mercredi un responsable du ministère brésilien des Relations extérieures, Carlos Bicalho Cozendey.

Mais les deux présidents «se croiseront probablement à l’Assemblée», comme cela s’était déjà produit en 2025, puisqu’ils doivent prononcer leurs discours l’un après l’autre, a-t-il ajouté.
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