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L’Union pour la solidarité et l’entraide célèbre ses 70 ans d’existence

L’Union pour la solidarité et l’entraide s’apprête à célébrer ses 70 ans d’existence le 11 décembre prochain, selon Le Soleil, marquant sept décennies d’activités allant des dispensaires de Dakar aux programmes de développement rural à travers le Sénégal.

L’Union pour la solidarité et l’entraide s’apprête à célébrer ses 70 ans d’existence le 11 décembre prochain, selon Le Soleil, marquant sept décennies d’activités allant des dispensaires de Dakar aux programmes de développement rural à travers le Sénégal.

L’organisation prépare son assemblée générale

L’association compte plus de 20 000 membres répartis dans les différentes régions du pays et au sein de la diaspora, d’après les indications fournies par le président Mamadou Diop à Le Soleil, à la veille de son assemblée générale de renouvellement fixée au 13 décembre.

L’ONG s’appuie sur une présence décentralisée dans 20 départements, exigeant un seuil minimal de 500 membres par bureau local. Dans des zones historiques comme Podor, les effectifs atteignent 3 000 adhérents, tandis qu’ils se chiffrent à 1 500 pour le département de Matam.

L’expansion rejoint les zones rurales

Fondée en 1955 sous le nom de Service œcuménique d’entraide avec le concours de l’ONG française La Cimade, l’organisation a débuté ses actions dans le quartier populaire de Bopp à Dakar. L’urgence initiale consistait à lutter contre les épidémies et à encadrer les femmes et les travailleurs migrants par des formations en hygiène et en arts ménagers. Dès 1958, le dispensaire s’est orienté vers la spécialisation médicale.

Nous avons démarré la formation des infirmiers et des médecins, mais surtout les premières interventions de la cataracte.

Mamadou Diop, président de l’Use

Le Centre Ahmadou Malick Gaye a également servi de structure d’insertion par le sport et l’éducation, notamment en dispensant des cours de rattrapage et des formations professionnelles en imprimerie, sérigraphie, couture et céramique aux jeunes déscolarisés lors des événements de 1968. Le passage vers les zones rurales est intervenu en 1972, au lendemain de la grande sécheresse, lorsque l’ONG a répondu à l’appel du président Léopold Sédar Senghor pour intervenir dans le « Triangle de la sécheresse » et le bassin arachidier.

L’autofinancement soutient les programmes

Depuis 2010, le programme de base est entièrement financé par des fonds propres issus des revenus des infrastructures du Centre Ahmadou Malick Gaye, des cotisations des membres et des prestations de services, selon Le Soleil, appliquant la philosophie du « Bamtaaré » qui prône de compter d’abord sur ses propres forces face à la raréfaction des financements internationaux dans le secteur humanitaire.

Le secrétaire général Oumar Kane rappelle que l’entité s’investit également dans la lutte contre l’émigration irrégulière via le Réseau migration et développement, ainsi que dans la cohésion sociale entre le Sénégal et la Mauritanie par le biais du Projet de résilience et de développement communautaire de la vallée du fleuve Sénégal.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.