Publié le 5 décembre 2025. L’usage de médicaments destinés à la perte de poids, notamment le sémaglutide, s’est répandu chez les jeunes mères au Danemark, malgré un manque de preuves solides sur leur efficacité et leur sécurité dans cette période post-partum. Une étude récente révèle une augmentation significative de ces prescriptions dans les mois suivant l’accouchement.
- Près de 1 550 femmes ont obtenu au moins une prescription d’agonistes des récepteurs GLP-1 (GLP-1-RA) dans les 182 jours suivant leur accouchement entre 2018 et 2024.
- L’étude, basée sur les registres médicaux danois, souligne le manque de recommandations spécifiques concernant l’utilisation de ces médicaments pendant l’allaitement.
- Les données proviennent de l’analyse de plus de 382 000 grossesses.
L’augmentation de l’utilisation des agonistes des récepteurs GLP-1 (GLP-1-RA) – une classe de médicaments incluant le sémaglutide – pour la perte de poids après l’accouchement suscite l’attention des chercheurs. Bien que ces médicaments soient de plus en plus populaires, leur efficacité et leur innocuité dans la période post-partum restent mal documentées. L’étude, publiée dans JAMA (DOI : 10.1001/jama.2025.20947), met en lumière cette tendance et soulève des questions importantes sur la pertinence de leur prescription dans ce contexte.
Les chercheurs ont analysé les données de plus de 382 277 grossesses enregistrées au Danemark entre 2018 et 2024. Ils ont croisé ces informations avec les données du registre national des prescriptions afin d’identifier les femmes ayant reçu une ordonnance pour un GLP-1-RA dans les 182 jours suivant l’accouchement (environ six mois). L’analyse a révélé que 1 549 mères ont rempli au moins une ordonnance pour ce type de médicament pendant cette période.
L’étude précise que les informations disponibles ne recommandent pas l’utilisation de ces médicaments pendant l’allaitement. Cette absence de recommandations claires, combinée à l’augmentation de la demande pour des solutions de perte de poids rapides après la grossesse, pourrait expliquer la tendance observée. Les résultats de cette recherche soulignent la nécessité d’études plus approfondies pour évaluer les risques et les bénéfices potentiels de l’utilisation des GLP-1-RA chez les femmes qui viennent d’accoucher et allaitent.
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