Publié le 18 novembre 2025 à 17h17. Maria Corina Machado, figure de proue de l’opposition vénézuélienne, a exposé sa vision pour le Venezuela post-Maduro, alors que Washington renforce sa présence militaire dans la région et que la possibilité d’une négociation avec le régime en place émerge.
- Maria Corina Machado promet une nouvelle ère de liberté et de justice pour le Venezuela après la chute de Nicolás Maduro.
- Les États-Unis ont déployé une importante force navale dans les Caraïbes et le Pacifique, officiellement pour lutter contre le trafic de drogue, mais perçue par Maduro comme une menace directe.
- L’opposition accuse Maduro d’avoir orchestré des élections frauduleuses en juillet 2024 et réclame la responsabilisation des responsables pour les violations des droits humains.
Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, Maria Corina Machado a affirmé que le Venezuela se trouvait « au seuil d’une nouvelle ère », marquant la fin de ce qu’elle qualifie de « long et violent abus de pouvoir » du régime de Nicolás Maduro. Elle a promis de reconstruire une société libre où le gouvernement serait au service de ses citoyens et où les droits naturels de tous les Vénézuéliens seraient protégés.
Machado dénonce les élections de juillet 2024, qui ont permis à Maduro d’obtenir un troisième mandat de six ans, comme étant truquées. Les États-Unis n’ont pas reconnu les résultats de ce scrutin. Elle a souligné son engagement à « créer les conditions nécessaires à l’épanouissement d’une économie libre et compétitive » et à faire du Venezuela un « pilier de la sécurité démocratique et énergétique » de la région.
La leader de l’opposition a également insisté sur la nécessité de garantir des élections « sûres et sans manipulation », ainsi que la liberté d’expression et de réunion. Bien qu’elle ait par le passé proposé des garanties au chavisme pour faciliter une transition pacifique, Machado a déclaré que « le régime criminel doit être tenu pour responsable » de ses actes.
« Depuis que Maduro a pris le pouvoir (en 2013), plus de 18 000 prisonniers politiques ont déjà souffert injustement. Chacun d’eux est un témoignage de la brutalité du régime. »
Maria Corina Machado
Machado a ajouté que le Venezuela ne pourra véritablement se relever que lorsque les auteurs de « crimes contre l’humanité » seront jugés par la loi et par l’histoire.
L’opposition vénézuélienne se range derrière les accusations portées par Washington selon lesquelles Maduro serait impliqué dans le trafic de drogue et dirigerait un cartel. Les forces américaines déployées dans la région ont détruit une vingtaine d’embarcations suspectées de trafic de drogue, causant la mort d’au moins 83 personnes.
Parallèlement, des informations suggèrent que le président américain Donald Trump a ouvert la porte à une possible négociation avec Maduro, sans pour autant fournir de détails précis sur cette initiative.
Le déploiement d’une flottille américaine, comprenant le plus grand porte-avions du monde, dans les Caraïbes et le Pacifique, officiellement pour lutter contre le trafic de drogue, est perçu par Maduro comme une préparation à son renversement. L’escalade militaire de Washington dans la région alimente les tensions et l’incertitude quant aux prochaines étapes de la crise vénézuélienne.
ct (afp, efe)
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