Manchester City envoie un signal fort dans la Women’s Super League (WSL) : après une saison décevante, le club mancunien semble prêt à détrôner Chelsea, champion en titre depuis six saisons. Une victoire convaincante 3-0 contre Manchester United confirme l’ascension fulgurante de l’équipe, désormais en tête du classement.
Le derby mancunien, disputé à l’Etihad Stadium, n’a laissé aucune chance à United. Dès le coup d’envoi, City a pris le contrôle du jeu, exploitant les faiblesses défensives de son adversaire et mettant la pression sur les championnes en titre. Rebecca Knaak a ouvert le score, concluant une action initiée par une tête parfaitement dosée de Khadija “Bunny” Shaw. Shaw a ensuite doublé l’avantage peu après une brève période de domination de United. Lauren Hemp, de retour de blessure, a scellé la victoire en inscrivant le troisième but avant la mi-temps.
Cette performance est d’autant plus significative que Manchester United évoluait dans le cadre de sa première campagne en UEFA Women’s Champions League, avec un match contre Paris Saint-Germain et un déplacement à Wolfsburg à venir. L’absence de la gardienne Phallon Tullis-Joyce, blessée et potentiellement indisponible pour plusieurs semaines, a également fragilisé la défense d’United, permettant à City de prendre l’ascendant.
Le changement le plus notable réside dans la transformation culturelle opérée au sein du club avec l’arrivée d’Andrée Jeglertz au poste d’entraîneur. Après une saison 2023-2024 où ils avaient frôlé le titre, puis une campagne 2024 décevante, les Citizens ont connu une période de turbulences. Le départ de Gareth Taylor en février et l’intérim de Nick Cushing n’avaient pas suffi à redresser la barre.
Jeglertz a instauré un nouveau style de management, basé sur la collaboration et la responsabilisation des joueuses. « Il ne s’agit pas de ma façon de faire, mais d’une amalgamation d’idées et de décisions provenant des joueuses et du staff technique », a-t-il déclaré. Il encourage les discussions ouvertes et honnêtes, et valorise l’esprit d’équipe. Lors d’un discours à la mi-temps lors du match contre Everton, il a exhorté ses joueuses à « chasser le ballon » et à adopter une approche proactive. Il a également insisté sur l’importance de « l’énergie » dès le début de la seconde période, ce qui a permis à City de remporter le match 2-1.
Les résultats sont éloquents : après une défaite inaugurale contre Chelsea, City a remporté tous ses matchs suivants, enregistrant plus de victoires que toute autre équipe de la WSL. Les récentes signatures de Jade Rose, Iman Beney, Sydney Lohmann et Grace Clinton ont également renforcé l’effectif, permettant à l’équipe de maintenir son niveau de performance malgré les blessures, comme celle de Lauren Hemp.
À ce stade de la saison, City compte quatre points d’avance sur Chelsea, qui affrontera Liverpool dimanche (diffusion en direct sur ESPN+ aux États-Unis à 19h00). Même une victoire des championnes en titre ne remettra pas en question la position de leader de City. L’absence de compétition européenne cette saison pourrait également jouer en faveur de City, contrairement à Chelsea, qui doit jongler entre la WSL et la Ligue des Champions, avec six matchs de phase de groupe et potentiellement des phases éliminatoires supplémentaires.
Chelsea reste invaincu en championnat depuis 32 matchs, mais les récents nuls contre United et Arsenal montrent que l’écart se réduit. City, fort d’une équipe revigorée et d’un nouveau souffle, semble prêt à saisir sa chance et à décrocher son premier titre depuis 10 ans.
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