Publié le 2025-11-18 05:52:00. Une nouvelle étude révèle que même une activité physique modérée, dès 3 000 pas par jour, peut contribuer à ralentir la progression de la maladie d’Alzheimer, même chez les personnes présentant déjà des signes précoces de la maladie.
- Seulement 3 000 pas quotidiens peuvent aider à lutter contre la maladie d’Alzheimer.
- L’activité physique régulière est particulièrement bénéfique pour les personnes présentant des signes précoces de la maladie.
- Un mode de vie sédentaire est identifié comme un facteur de risque majeur pour le développement de la démence.
La maladie d’Alzheimer, la forme la plus répandue de démence, touche près d’un million de personnes en Allemagne. Les recherches convergent pour souligner l’importance d’un mode de vie actif afin de freiner l’évolution de cette maladie neurodégénérative. À l’inverse, la sédentarité est désormais reconnue comme un facteur de risque significatif.
Une étude récente menée par une équipe du Mass General Brigham à Boston, dirigée par Wai-Ying Wendy Yau, a examiné les capacités cognitives d’environ 300 personnes âgées. Les chercheurs ont analysé l’évolution de ces capacités avant et après l’étude, en tenant compte de la présence de plaques bêta-amyloïdes et de fibrilles tau, des marqueurs de la maladie d’Alzheimer, dans le cerveau des participants. Le nombre quotidien de pas effectués par chaque individu a également été enregistré.
Au début de l’étude, 88 participants présentaient déjà une démence préclinique de la maladie d’Alzheimer, caractérisée par la présence de dépôts cérébraux anormaux sans manifestation de symptômes cliniques.
Les résultats de l’étude indiquent que le déclin cognitif était moins prononcé chez les participants physiquement actifs, même ceux diagnostiqués avec une forme préclinique de la maladie d’Alzheimer, par rapport aux participants inactifs. Dès 3 000 pas par jour, un ralentissement de la progression de la maladie a été observé. Cet effet bénéfique s’accentue avec une activité physique plus soutenue, atteignant 5 000 à 7 500 pas quotidiens.
L’accumulation plus lente des protéines tau, un autre marqueur de la progression de la maladie, pourrait expliquer ce ralentissement du déclin cognitif, retardant parfois l’apparition des symptômes de plusieurs années. Selon Wai-Ying Wendy Yau,
« Chaque pas compte – et même de petites augmentations de l’activité quotidienne peuvent entraîner des changements durables dans les habitudes et la santé au fil du temps. »
Il est important de noter que l’étude présente certaines limites. Le nombre de pas a été mesuré une seule fois, au début de l’étude, ce qui ne permet pas de connaître précisément l’évolution de l’activité physique des participants au fil du temps. De plus, l’affirmation selon laquelle dépasser 5 000 à 7 000 pas n’apporterait pas d’amélioration supplémentaire doit être interprétée avec prudence, compte tenu des bienfaits généraux de l’exercice sur la santé physique.
Les chercheurs soulignent également qu’il est difficile de déterminer si les effets positifs observés sont uniquement liés à l’activité physique ou si d’autres facteurs pourraient intervenir. Il est possible qu’une augmentation du nombre de pas soit associée à une planification quotidienne plus stimulante sur le plan cognitif, la marche impliquant des compétences en matière d’orientation, de mémoire et de prise de décision.
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