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Marco Rubio dirige l’initiative américaine pour le départ de Maduro

by Nicolas Lefèvre

Publié le 2025-10-01 15:32:00. L’administration Trump envisage de nouvelles options pour accroître la pression sur le Venezuela et potentiellement écarter Nicolás Maduro du pouvoir, avec un rôle central pour le sénateur Marco Rubio. Des opérations militaires ciblées contre des suspects liés au trafic de drogue sont à l’étude, malgré l’absence d’approbation formelle.

  • Le sénateur Marco Rubio pilote une initiative visant à intensifier la pression sur le Venezuela.
  • L’armée américaine a étudié la possibilité d’opérations militaires contre des trafiquants de drogue vénézuéliens.
  • Washington justifie ces actions en se basant sur des accusations de trafic de drogue portées contre Maduro et son entourage.

Des responsables américains, sous couvert d’anonymat, ont révélé au New York Times que l’armée américaine a examiné la possibilité de mener des opérations militaires au Venezuela, ciblant des individus soupçonnés d’être impliqués dans le trafic de drogue. Bien qu’aucune décision définitive n’ait été prise, l’objectif serait de perturber la production et le trafic de stupéfiants, affaiblissant ainsi le régime de Nicolás Maduro.

Ces considérations interviennent dans le cadre d’une stratégie plus large de Washington, qui accuse Maduro et son cercle rapproché d’être impliqués dans le trafic de drogue. Le ministère de la Justice américain avait formulé ces accusations dès 2020, désignant Maduro et d’autres hauts responsables comme étant à la tête d’une organisation criminelle surnommée “Los Soles”.

Déploiement militaire dans la région des Caraïbes

Ces dernières semaines, les forces armées américaines ont déjà mené des actions contre des navires civils soupçonnés de transporter des cargaisons illicites liées au régime chaviste. Marco Rubio, figure influente au sein de l’administration Trump, propose désormais un plan plus agressif, étayé par des informations fournies par la CIA et soutenu par John Ratcliffe, directeur du renseignement, et Stephen Miller, conseiller de la Maison Blanche.

Le Pentagone a déployé plus de 6 500 soldats dans la région, ce qui alimente les spéculations sur la préparation de nouvelles phases d’opérations militaires.

Parallèlement, des membres de l’opposition vénézuélienne, principalement exilés, affirment avoir entamé des discussions avec des agences américaines concernant des scénarios de transition politique en cas de changement de régime. Deux sources au sein de l’opposition ont confirmé l’existence de conversations sur des alternatives possibles.

Cependant, la Maison Blanche a minimisé ces contacts. Tommy Pigott, porte-parole adjoint du Département d’État, a déclaré : « Les États-Unis mènent une opération contre un cartel de la drogue, et toute affirmation selon laquelle nous coordonnerions avec d’autres acteurs dans un autre contexte est totalement fausse. »

Rubio évalue les options pour un départ de Maduro

Le droit international interdit l’usage de la force sur le territoire d’un autre pays sans l’accord explicite de son gouvernement ou l’autorisation du Conseil de sécurité des Nations Unies. Cependant, Washington a reconnu Edmundo González comme président légitime du Venezuela en 2024, suite aux élections de cette année.

Si González autorisait une intervention, l’administration Trump pourrait invoquer ce consentement comme justification légale pour intensifier ses opérations au Venezuela.

Pour l’heure, seules quelques personnes au sein de la Maison Blanche sont impliquées dans les discussions sur le Venezuela. Certaines sources proches de ces conversations ont précisé que Rubio et ses alliés cherchaient des moyens de forcer le départ de Maduro sans recourir à une intervention militaire directe des États-Unis.

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