Publié le 3 janvier 2026 à 16h25. La leader de l’opposition vénézuélienne, María Corina Machado, appelle à la mobilisation après les récentes tensions géopolitiques impliquant son pays, réaffirmant sa détermination à voir la transition démocratique s’installer au Venezuela.
- María Corina Machado exhorte les citoyens vénézuéliens à rester vigilants et organisés en vue d’une transition démocratique.
- Elle soutient Edmundo González Urrutia, qu’elle considère comme le président légitime du Venezuela, et exige sa reconnaissance par l’armée.
- Machado accuse Nicolás Maduro de crimes internationaux et salue la promesse des États-Unis de faire respecter le droit.
Dans une déclaration diffusée sur les réseaux sociaux, María Corina Machado a réagi aux récents événements impliquant le Venezuela, appelant à une action citoyenne déterminée. Elle a insisté sur la nécessité d’une mobilisation continue jusqu’à l’établissement d’une véritable démocratie dans le pays.
« Restons vigilants, actifs et organisés jusqu’à ce que la transition démocratique ait lieu. Une transition qui a besoin de nous TOUS », a-t-elle déclaré. Machado a également réaffirmé son soutien à Edmundo González Urrutia, qui a été élu président par l’opposition lors des élections de juillet 2024, mais dont la victoire a été contestée par le gouvernement en place.
Elle a appelé à la reconnaissance immédiate de González Urrutia comme commandant en chef des forces armées nationales par tous les officiers et soldats. Les résultats du scrutin de juillet, qui ont vu l’opposition obtenir 85 % des voix, ont été contestés par le Conseil national électoral (CNE) sans présentation de preuves officielles, selon l’opposition.
Machado, initialement candidate principale de l’opposition, a été disqualifiée par les autorités électorales. C’est González Urrutia qui a été autorisé à se présenter avec son soutien.
Après avoir passé plus d’un an dans la clandestinité, Machado est réapparue publiquement à Oslo, en Norvège, pour recevoir le prix Nobel de la paix.
Dans sa déclaration de samedi, elle a également affirmé que Nicolás Maduro « est désormais confronté à la justice internationale pour les crimes atroces commis contre les Vénézuéliens et contre les citoyens de nombreux autres pays ». Elle a salué la décision des États-Unis de faire respecter le droit international, en réponse au refus de Maduro d’accepter une solution négociée.
Parallèlement, la Cour pénale internationale (CPI) a ouvert une enquête pour d’éventuels crimes contre l’humanité commis par Maduro.
« Le temps est venu pour la souveraineté populaire et la souveraineté nationale de gouverner notre pays. Nous allons établir l’ordre, libérer les prisonniers politiques, construire un pays exceptionnel et ramener nos enfants à la maison. Nous avons lutté pendant des années, nous avons tout donné et cela en valait la peine. Ce qui devait arriver est en train de se produire », a-t-elle ajouté.
« Aujourd’hui, nous sommes prêts à affirmer notre mandat et à prendre le pouvoir », a-t-elle déclaré, concluant par un appel à l’unité : « Le Venezuela sera libre ! Nous marcherons main dans la main avec Dieu jusqu’au bout. »
Machado a mis en garde les Vénézuéliens résidant dans le pays, les exhortant à se préparer à des actions qu’elle annoncera prochainement par ses canaux officiels. Elle a également appelé à la mobilisation des Vénézuéliens à l’étranger, les incitant à faire pression sur les gouvernements et les citoyens du monde entier pour soutenir la « grande opération de construction du nouveau Venezuela ».
Selon les chiffres du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), près de 8 millions de Vénézuéliens ont quitté leur pays en raison de la crise politique, économique et sociale qui y prévaut. Plus d’informations sur la situation des réfugiés vénézuéliens sur le site du HCR.
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