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Mario Godoy perd ses soutiens politiques à l’Assemblée nationale : ADN et RC conviennent qu’il doit démissionner de la magistrature | Politique | Nouvelles

Publié le 5 janvier 2026 à 15h17. Le président du Conseil judiciaire (CJ) équatorien, Mario Godoy, est confronté à une pression croissante pour démissionner suite à des accusations de pressions exercées sur un juge anti-corruption. L’opposition et le…

Mario Godoy perd ses soutiens politiques à l’Assemblée nationale : ADN et RC conviennent qu’il doit démissionner de la magistrature | Politique | Nouvelles

Publié le 5 janvier 2026 à 15h17. Le président du Conseil judiciaire (CJ) équatorien, Mario Godoy, est confronté à une pression croissante pour démissionner suite à des accusations de pressions exercées sur un juge anti-corruption. L’opposition et le parti au pouvoir s’accordent désormais sur la nécessité de son départ.

  • L’Action nationale démocratique (ADN), parti au pouvoir, soutient la demande de démission formulée par le président Daniel Noboa.
  • La Révolution citoyenne (RC), opposition, accuse le gouvernement de tenter de protéger Mario Godoy.
  • Mario Godoy doit comparaître devant l’Assemblée nationale ce lundi pour répondre aux accusations.

La crise judiciaire s’intensifie en Équateur alors que Mario Godoy, le président du Conseil judiciaire, voit son soutien politique s’effondrer. L’ADN a exprimé son appui à la suggestion du président Daniel Noboa, faite le 29 décembre 2025, demandant à Godoy de démissionner après s’être présenté devant le Parlement pour se défendre contre les accusations portées à son encontre. Valentina Centeno, coordinatrice de la magistrature gouvernementale, a déclaré :

« S’il ne répond pas aux questions que nous lui avons posées de manière claire et énergique, nous soutiendrons un procès en impeachment et, sans aucun doute, nous sommes d’accord avec la position du président concernant la démission du président du pouvoir judiciaire. »

Elle a précisé que l’ADN n’exclut pas de lancer une procédure de destitution contre Godoy.

Cette volte-face intervient après que le juge anti-corruption Carlos Serrano a révélé avoir subi des menaces et des pressions dans le cadre d’une affaire de blanchiment d’argent impliquant le Serbe Jezdimir Srdan, condamné à dix ans de prison. L’opposition, menée par la Révolution citoyenne, dénonce une tentative de manipulation de l’information. Viviana Veloz, membre de l’assemblée de la RC, a affirmé :

« Tout ce que Mario Godoy dit aujourd’hui pour se laver le visage et qui ignore la vérité sur ce que le pays a besoin de savoir sera un mensonge et sera un récit créé par eux. »

Elle a également exigé que le Conseil d’Administration Législative (CAL) accélère l’examen de la demande de destitution contre Godoy et cinq membres du Conseil pour la participation citoyenne et le contrôle social (CPCCS), qui avaient voté en faveur de sa nomination.

La Révolution citoyenne fonde sa demande de destitution sur trois points : un prétendu conflit d’intérêts impliquant Christian Troya, un ami proche de Godoy, qui conseillait Johanna Verdezoto, une conseillère du CPCCS ; le dépôt de récusations contre Godoy lors de la nomination des membres du Pouvoir Judiciaire par le CPCCS ; et la disqualification d’Edison Toro afin de permettre l’accession de Godoy au poste. Luis Fernando Molina, co-leader de la RC, a précisé ces motifs.

Mario Godoy doit comparaître ce lundi 5 janvier à 10h00 devant l’Assemblée nationale. Il a annoncé son intention de présenter des « informations concluantes » et a prévenu que sa comparution « va un peu attiser le nid de frelons ».

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.