Édition française
En continu
---Advertisement---

Affaires

Marks & Spencer réclame exemption 3 € douane UK/Irlande

Marks & Spencer a averti que les nouvelles règles douanières de l'UE, applicables dès le 1er juillet, pourraient nuire à ses activités en Irlande. Le détaillant britannique réclame une exemption pour le commerce entre le Royaume-Uni et l'Irlande…

Le nouveau calcul des frais pour les acheteurs en ligne

Marks & Spencer a averti que les nouvelles règles douanières de l’UE, applicables dès le 1er juillet, pourraient nuire à ses activités en Irlande. Le détaillant britannique réclame une exemption pour le commerce entre le Royaume-Uni et l’Irlande afin d’éviter des frais de 3 € par article qui menacent la rentabilité de ses ventes en ligne.

Le nouveau calcul des frais pour les acheteurs en ligne

Le nouveau calcul des frais pour les acheteurs en ligne
À partir du 1er juillet, le coût des petits colis provenant de l’extérieur de l’Union européenne va augmenter de manière significative. Le changement marque la fin du régime de « minimis », qui permettait jusqu’à présent d’importer des marchandises d’une valeur inférieure à 150 € sans droits de douane. Selon les dernières analyses de Cork Beo, les consommateurs doivent s’attendre à des frais cachés qui pourraient doubler le prix de certains articles. Le nouveau système impose une structure de coûts cumulatifs qui s’applique par article et non par commande globale :
  • Un droit de douane de 3 € par article importé.
  • Des frais de gestion d’An Post pouvant atteindre 6,95 € par colis.
  • Une charge de traitement supplémentaire d’environ 2 € introduite par la Commission européenne en novembre.
Pour un consommateur commandant plusieurs articles distincts, comme une coque de téléphone, des accessoires de maquillage et des vêtements, la facture peut rapidement grimper. Un seul colis contenant trois articles pourrait ainsi générer 9 € de droits de douanières supplémentaires, sans compter les frais administratifs de livraison.

L’alerte de Marks & Spencer sur la viabilité de ses services

Le géant de la distribution britannique Marks & Spencer a averti que ces mesures pourraient compromettre sa présence sur le marché irlandais. L’entreprise, qui a réalisé un chiffre d’affaires de 371 millions d’euros en Irlande pour l’année se terminant en mars 2025, a récemment investi 10 millions d’euros pour soutenir sa croissance locale.

« Ces changements ajoutent des coûts et une complexité significatifs aux opérations de M&S en Irlande, ainsi qu’un impact sur les futures décisions d’investissement. »

L'alerte de Marks & Spencer sur la viabilité de ses services
Une porte-parole de M&S, via The Irish Times Pour contrer ces barrières, l’enseigne demande explicitement une exemption de type « de minimis » pour les échanges entre le Royaume-Uni et l’Irlande. Sans cette mesure, le détaillant craint de ne plus pouvoir proposer la même gamme de produits à ses clients irlandais.

« Nous accueillerions favorablement une exemption de minimis entre le Royaume-Uni et l’Irlande afin d’éviter des coûts inutiles pour les entreprises de vente au détail et les clients. »

Une porte-parole de M&S, via The Irish Times

La réponse de l’UE face à l’essor de Temu et Shein

Cette décision réglementaire, initialement prévue pour 2028 mais accélérée par l’Union européenne, vise à freiner l’explosion des importations à très bas prix. En 2025, environ 4,6 milliards de colis sont entrés dans l’UE, dont plus de 90 % provenaient de Chine. Ces flux massifs, portés par des plateformes comme Temu ou Shein, posent des défis logistiques et de sécurité. La Commission européenne justifie cette rigueur par la nécessité de rétablir une concurrence équitable. L’institution souligne que la prolifération de produits bon marché crée une distorsion de marché pour les détaillants traditionnels qui respectent les normes de l’UE. À titre d’exemple, Temu a été sanctionnée par la Commission à hauteur de 200 millions d’euros en mai dernier pour la vente de produits dangereux.

« Cela a créé une concurrence déloyale avec laquelle les détaillants traditionnels ne peuvent pas rivaliser. »

La réponse de l'UE face à l'essor de Temu et Shein
Photo: The Irish Times
La Commission européenne, via The Irish Times

Les conséquences pour le pouvoir d’achat et le commerce

Si l’objectif est de protéger l’industrie européenne, les experts craignent que le consommateur final ne soit le principal perdant. Aidan Finnegan, directeur général adjoint de la British and Irish Chamber of Commerce, souligne que ces frais pourraient rendre le commerce en ligne « non viable pour certains détaillants ». L’impact sur le marché irlandais présente toutefois une nuance géographique importante. En vertu du cadre de Windsor, les échanges en ligne entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande ne sont pas affectés par ces nouvelles règles. Selon les autorités fiscales, « il n’y a aucun impact sur le commerce sur toute l’île ».
Pays / Région Statut du seuil « de minimis »
Union européenne (Irlande) Supprimé (frais de 3 € par article dès le 1er juillet)
Royaume-Uni Prévu pour être supprimé en 2029
États-Unis Exemption déjà supprimée pour les produits chinois
Malgré les efforts de régulation, la question de la diversité de l’offre reste entière. Pour les acheteurs habitués à la rapidité et aux prix cassés des sites asiatiques, l’ère du shopping en ligne sans contrainte semble toucher à sa fin.

Find more reporting in our Affaires section.

Les conséquences pour le pouvoir d'achat et le commerce

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Laisser un commentaire

À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.