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Maroc et l’Afrique en phases éliminatoires de la Coupe du Monde 2026

Lors de la Coupe du Monde de la FIFA 2026, les nations africaines marquent l'histoire en accédant massivement aux phases à élimination directe. Le Maroc, l'Afrique du Sud et la Côte d'Ivoire sont déjà qualifiés, tandis que le…

L'ascension du Maroc et la stratégie du soft power

Lors de la Coupe du Monde de la FIFA 2026, les nations africaines marquent l’histoire en accédant massivement aux phases à élimination directe. Le Maroc, l’Afrique du Sud et la Côte d’Ivoire sont déjà qualifiés, tandis que le Cap-Vert surprend le monde, illustrant une montée en puissance fulgurante du football continental.

L’ascension du Maroc et la stratégie du soft power

Le Maroc ne se contente plus de participer ; l’équipe cherche désormais la domination. Après avoir atteint les demi-finales en 2022, la sélection marocaine confirme son statut de force mondiale en restant invaincue lors de ce tournoi. Lors de leur récente rencontre contre le Brésil à East Rutherford, les Lions de l’Atlas ont décroché un match nul 1-1, consolidant leur position en haut du Groupe C après une victoire 4-2 contre Haïti.

L'ascension du Maroc et la stratégie du soft power
Photo: Punch Newspapers

Pour les supporters, l’époque où l’on considérait le pays comme un simple outsider est révolue. Selon une analyse de NPR, cette progression n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat d’une planification minutieuse entamée il y a plus de 15 ans.

« Nous sommes ici pour le titre. Des outsiders ? C’était en 1998. Mais en 2026, en Amérique, nous allons prouver que 2022 n’était pas un coup de chance. »

L'ascension du Maroc et la stratégie du soft power
Photo: Confédération Africaine de Football
Mustapha Chliah, supporter marocain Cette ambition s’appuie sur une volonté politique de transformer le football en levier d’influence internationale. Zayn Nabbi, l’animateur du podcast *On The Whistle*, souligne que cette stratégie est structurelle.

« Le roi de ce pays a pris une décision : ils allaient investir dans le football et s’en servir comme outil de soft power. De nombreuses stars refusent de jouer pour des nations européennes pour représenter le Maroc. »

Zayn Nabbi, hôte de On The Whistle Cette attractivité se manifeste par le choix de jeunes talents issus de la diaspora. Le journaliste Maher Mezahi, du blog *Africa Is A Country*, cite l’exemple d’Ayyoub Bouaddi, un milieu de terrain de 18 ans qui a fait un choix déterminant pour l’avenir du football national.

« Il a 18 ans. Il est considéré comme l’un des meilleurs talents du football français. La France le voulait, mais Bouaddi a refusé pour décider de représenter l’équipe nationale marocaine. »

Maher Mezahi, journaliste

Le Cap-Vert et l’éclosion des « Requins Bleus »

Si le Maroc incarne la puissance planifiée, le Cap-Vert représente l’étincelle de l’imprévisibilité. Pour sa toute première participation à une Coupe du Monde, la petite nation insulaire a bousculé la hiérarchie mondiale en tenant tête à des géants comme l’Espagne et l’Uruguay. Le gardien de but Vozinha est devenu la figure de proue de cette épopée, s’imposant comme l’une des révélations majeures du tournoi. Bien que le Cap-Vert doive encore conclure son Groupe H face à l’Arabie Saoudite le 28 juin, une qualification pour les huitièmes de finale semble à portée de main. Cette performance est également favorisée par l’élargissement du format de la compétition par la FIFA. En doublant le nombre de participants africains par rapport au tournoi précédent, l’organisation a ouvert une porte que les nations du continent s’empressent de franchir.

Course aux huitièmes : le bilan des groupes

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La dynamique continentale est visible à travers les résultats de plusieurs nations qui luttent pour leur place dans la phase à élimination directe. Comme le rapporte Punch Newspapers, trois nations ont déjà validé leur ticket, tandis que d’autres attendent les derniers résultats.
ÉquipeStatut actuelDétails de la performance
MarocQualifié2e du Groupe C (7 points)
Afrique du SudQualifiée2e du Groupe A après un succès 1-0 contre la Corée du Sud
Côte d’IvoireQualifiée2e du Groupe E
ÉgypteEn liceLeader du Groupe G avec 4 points
GhanaEn lice2e du Groupe L (4 points)
Cap-VertEn lice3e du Groupe H (2 points)
L’Afrique du Sud a également marqué l’histoire en atteignant les phases finales pour la première fois, après un parcours de résilience incluant un nul contre la Tchéquie. Parallèlement, le Sénégal se trouve au seuil de la qualification après une victoire écrasante 5-0 contre l’Irak, tandis que la République démocratique du Congo a montré de la résistance en tenant tête au Portugal.

L’influence de la diaspora et l’avenir du football africain

Le succès actuel repose sur un pilier sociologique majeur : la diaspora. Le désir des immigrés africains et de leurs enfants de représenter leur pays d’origine transforme la composition des effectifs nationaux. D’après les dernières données de la Confédération Africaine de Football, ce phénomène renforce la compétitivité immédiate des équipes.

« Pour un pays comme le Cap-Vert, la diaspora peut être une ressource essentielle qu’ils utilisent pour construire leurs effectifs. »

L'influence de la diaspora et l'avenir du football africain

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Analyste, via CAF Cette tendance laisse entrevoir un changement de paradigme durable pour le football mondial. La progression constante observée depuis les années 1970 suggère que l’Afrique ne sera bientôt plus seulement une nation de talents bruts, mais une puissance de résultats.

« L’Afrique progresse régulièrement depuis les années 1970. Je pense qu’il faudra encore quelques cycles de Coupe du Monde. Mais ne soyez pas surpris si, d’ici 2030 ou 2034, nous parlons des équipes africaines non pas seulement comme des prétendants, mais comme de véritables favorites pour la Coupe du Monde. »

Expert, via NPR <!– /wp:quote L'expert prévoit que les équipes africaines pourraient devenir des favorites de la Coupe du Monde d'ici 2030 ou 2034, marquant un réel passage à l'ère de la domination continentale.

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À propos de l’auteur: Camille Renault

Camille Renault couvre le sport français et international, avec une attention particulière au football, au rugby, au tennis et aux grands rendez-vous de compétition. Son écriture conjugue précision, rythme et sens du résultat.