Le Maroc a atteint son plafond d’importation de 300 000 bovins destinés à l’abattage pour l’année 2026, un contingent exonéré de droits de douane et de taxe sur la valeur ajoutée mis en place par le gouvernement pour stabiliser l’approvisionnement et faire face aux tensions sur les prix des viandes rouges.
Le Maroc ferme le contingent de 300 000 bovins
Le contingent annuel de 300 000 têtes de bovins vivants destinés à l’abattage, exonéré de droits de douane et de taxe sur la valeur ajoutée, a atteint son terme. Les importateurs ont été informés de cette clôture par le biais d’un avis publié le 15 octobre 2026 sur le portail électronique du ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts.
Les professionnels du secteur ont reçu la nouvelle, comme l’a rapporté le média économique Medias24. Le média économique Medias24 précise que cette communication officielle constitue la première du département sous la conduite du ministre Khalid Hatimy.
Ce seuil comptabilise l’ensemble des animaux déjà introduits sur le territoire national. Il inclut aussi les têtes couvertes par des exonérations douanières encore en cours de validité. L’atteinte de ce plafond ne signifie pas que l’intégralité des 300 000 bêtes se trouve déjà physiquement dans le pays.

Les opérations d’acheminement restent en cours pour les dossiers validés.
Le Brésil domine les importations de l’année
Trente-sept entreprises ont pris part aux opérations d’importation au cours de l’année. Les données communiquées par les autorités montrent que le Brésil fournit à lui seul plus de 90 % des bovins importés, selon le bilan publié par le média économique Medias24. Cette prédominance s’explique par une disponibilité de l’offre sur le marché sud-américain supérieure à celle observée sur les marchés européens.
Le rythme mensuel des entrées s’est établi en moyenne à environ 24 000 têtes. Les volumes ont dépassé 44 000 têtes par mois durant les mois de juin et juillet.
Ils ont ensuite fléchi à environ 17 000 têtes en août et septembre. Le mois d’octobre a enregistré un regain de demandes. Cette hausse a été favorisée par l’ouverture des importations en provenance du Portugal.
La proximité géographique de ce pays constitue un avantage logistique notable pour les opérateurs.
L’exécutif réagit face à la sécheresse
Ce dispositif d’urgence a été déployé pour contrer la contraction du cheptel national et l’envolée des prix des viandes sur le marché local. Ces difficultés trouvent leur origine dans la succession de plusieurs années de sécheresse sévère.
La raréfaction des ressources hydriques pèse sur le pays. À cela s’ajoute l’envolée des coûts des aliments pour bétail, qu’ils soient produits localement ou importés.

Face à la cherté des intrants, certains éleveurs ont procédé à l’abattage d’une partie des vaches reproductrices. Cette pratique a réduit d’autant la capacité productive locale.
Pour maintenir l’accès au marché, l’exécutif a mis en place un mécanisme simplifié ouvert à l’ensemble des importateurs sans autorisation préalable. Les demandes de franchise douanière ont été traitées via la plateforme PORTNET par ordre chronologique de réception en moins de 24 heures.
La validité des exonérations est strictement limitée à un mois. Le dispositif s’appuie sur le décret n° 2.25.720 du 29 août 2025 et sur les dispositions de la loi de finances.