Le président iranien Massoud Pezeshkian a qualifié de critiques et dangereuses les pressions exercées par les États-Unis, soulignant lors d’un déplacement en Inde que l’économie du pays fait face à une intensification sans précédent. Téhéran maintient le blocage du détroit d’Ormuz.
Les pressions économiques et politiques menées par Washington contre Téhéran ont atteint un stade critique et dangereux, selon le président iranien Massoud Pezeshkian. S’exprimant en Inde à la veille du sommet du forum diplomatique des Brics, le dirigeant a estimé ce vendredi 11 septembre que les pressions exercées par les États-Unis contre son pays avaient atteint ce niveau critique à la suite de l’agression militaire des États-Unis et d’Israël contre l’Iran.
Une confrontation économique jugée critique à l’international
En déplacement officiel pour son premier séjour officiel dans le pays, Massoud Pezeshkian s’est entretenu avec des chefs religieux, des personnalités et des hommes d’affaires indiens à New Delhi. Lors de cette rencontre, rapportée par l’agence officielle IRNA, il a condamné le blocus naval et la guerre économique menés par les Etats-Unis contre l’Iran, affirmant que Washington ne souhaitait pas que l’Iran soit un pays indépendant.
« Comme les Etats-Unis ne peuvent pas forcer les Iraniens à se rendre par des mesures d’intimidation, ils cherchent à les faire capituler en leur posant des problèmes de subsistance et de manque d’infrastructures. Cependant, le peuple iranien ne cédera pas »
Massoud Pezeshkian, président iranien
Mais nous ne céderons pas à ses intimidations
, a-t-il lancé, assurant vendredi que son peuple ne cédera pas aux pressions économiques américaines. L’Iran est soumis depuis plusieurs mois à un blocus naval imposé par les Etats-Unis et a récemment subi une intensification sans précédent des pressions exercées par Washington sur son économie.
Le mois dernier, le président américain Donald Trump a annoncé l'opération économique la plus dévastatrice jamais menée
contre tout pays apportant un soutien vital à l’Iran, ajoutant que cela prendra la forme d'une guerre économique et d'un isolement d'une ampleur sans précédent
.
L’impact du blocage du détroit d’Ormuz sur les marchés énergétiques mondiaux
Les répercussions de ce bras de fer dépassent les frontières nationales. Lors d’une intervention en Inde, Massoud Pezeshkian a également noté ce vendredi que lorsqu'un pays subit des pressions politiques et militaires sur son commerce, son énergie, ses infrastructures et son système financier, les répercussions dépassent ses frontières
, soulignant par ailleurs que le monde actuel traverse une période d'une complexité sans précédent
.

L'Iran a subi de lourdes sanctions ces dernières années, ces pressions ont atteint un stade critique et dangereux ces derniers mois à la suite de l'agression militaire des États-Unis et d'Israël contre l'Iran
, a déclaré le président iranien. L’Iran, dont l’économie est fragilisée par des décennies de sanctions internationales, a été attaqué le 28 février par les États-Unis et Israël.
Le pays a verrouillé en représailles le stratégique détroit d’Ormuz, par lequel transitait avant la guerre 20% du pétrole mondial. Ce blocage qui perdure six mois après le début des hostilités continue de faire flamber mondialement les prix.
Les entretiens diplomatiques à New Delhi
Alors que la situation géopolitique globale traverse une période d’une complexité sans précédent selon les autorités de Téhéran, le chef de l’État poursuit son agenda diplomatique. Le dirigeant iranien devait être reçu en fin d’après-midi vendredi par le Premier ministre Narendra Modi pour un entretien bilatéral, selon la diplomatie indienne.