Matthew McConaughey franchit une étape inédite dans la protection de son image à l’ère de l’intelligence artificielle. L’acteur américain a déposé avec succès huit marques auprès de l’Office américain des brevets et des marques (USPTO) pour prévenir toute utilisation non autorisée de son apparence et de sa voix.
Ces marques couvrent différentes représentations de l’acteur, notamment des portraits où il sourit et parle, ainsi que des scènes emblématiques comme sa réplique « Alright, alright, alright » tirée du film Dazed and Confused (1993). Des images de McConaughey sur un porche ou devant un sapin de Noël sont également incluses dans les demandes approuvées ces derniers mois.
L’initiative de McConaughey intervient alors que l’utilisation de l’intelligence artificielle générative soulève des questions croissantes concernant la protection de la propriété intellectuelle et de l’image des personnalités publiques. À ce stade, son équipe juridique n’a identifié aucune utilisation frauduleuse de son image par l’IA, mais espère que ces marques constitueront un rempart efficace contre toute duplication non autorisée.
« Mon équipe et moi souhaitons nous assurer que toute utilisation de ma voix ou de mon image se fasse avec mon accord et mon approbation explicite », a déclaré l’acteur au Wall Street Journal. « Nous voulons établir des limites claires en matière de propriété, où le consentement et la reconnaissance seraient la norme dans un monde dominé par l’IA. »
Paradoxalement, Matthew McConaughey n’est pas opposé à l’IA en soi. Il est actionnaire depuis plusieurs années d’ElevenLabs, une entreprise spécialisée dans la modélisation vocale par intelligence artificielle. Alina Tropova, professeure assistante en droit d’auteur à l’University College London, précise que l’entreprise a même créé une version audio de la voix de l’acteur avec son consentement.
