Le ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot a dénoncé samedi un nouveau blocage du MR concernant le dossier de treize étudiants gazaouis boursiers, déplorant une logique de chantage politique jugée humainement inacceptable faute d’un accord au gouvernement.
Près de 1 800 personnes sont détentrices d’un visa belge mais ne peuvent quitter ce territoire bouclé par l’armée israélienne. La situation de treize étudiants et chercheurs palestiniens, sélectionnés pour poursuivre leur cursus dans des universités belges grâce à des bourses d’études, se trouve dans une impasse administrative totale alors que les autres partenaires de la coalition majoritaire marquaient leur accord sur le texte.
Le MR bloque les bourses des treize étudiants
L’année académique ayant déjà démarré, le temps presse pour ces jeunes adultes qui se voient refuser la possibilité de quitter l’enclave palestinienne bouclée. Le désaccord porte sur des conditions supplémentaires que le MR aurait exigées au moment de finaliser le texte.

Je suis sincèrement peiné pour ces treize jeunes adultes.
Maxime Prévot, ministre des Affaires étrangères
David Clarinval défend l’examen des dossiers
De son côté, le vice-Premier ministre libéral David Clarinval rejette fermement les accusations de chantage formulées par son collègue de gouvernement. Le projet d’accord prévoyait précisément la mise sur pied d’une task force pilotée par Madame Van Bossuyt pour examiner des mesures permettant un retour plus rapide et plus efficace des étrangers en séjour illégal.
J’ai souhaité que l’on puisse examiner ce projet d’accord en intercabinets pour que mes experts se penchent dessus, notamment au regard d’une task force qui serait mise en place.

Des grévistes de la faim attendent une évacuation
Au-delà du cas spécifique des boursiers, ce dossier s’inscrit dans une crise humanitaire plus vaste touchant plus de 1 800 Gazaouis titulaires d’un visa belge et en attente de regroupement familial qui demeurent bloqués dans l’enclave palestinienne faute de l’organisation d’une opération d’évacuation.
Aucune solution n’est avancée sur ce dossier parallèle, tandis que cinq Gazaouis, dont les proches attendent une évacuation, sont toujours en grève de la faim à l’Église du Béguinage.