Publié le 24 octobre 2024 14h30. L’engouement massif pour l’intelligence artificielle (IA) suscite des inquiétudes croissantes parmi les investisseurs, certains prévoyant une possible correction du marché après des valorisations spectaculaires. Des ventes d’actions et des paris à la baisse laissent entrevoir une fragilité sous-jacente.
- Alphabet, OpenAI et NVIDIA ont vu leur valorisation boursière atteindre des sommets : 3 500 milliards de dollars, 500 milliards de dollars et plus de 5 000 milliards de dollars respectivement.
- Des investisseurs de renom, dont le fonds de capital-risque de Peter Thiel, ont commencé à réduire leurs positions dans les entreprises liées à l’IA.
- Michael Barry, connu pour avoir anticipé la crise des subprimes, parie désormais contre NVIDIA et Palantir.
Les investissements dans l’intelligence artificielle ont connu une croissance exponentielle ces derniers mois, alimentant une valorisation boursière impressionnante des géants technologiques. Alphabet, la maison mère de Google, a franchi le cap des 3 500 milliards de dollars, tandis qu’OpenAI, à l’origine de ChatGPT, est valorisée à 500 milliards de dollars. NVIDIA, un acteur clé dans la production de puces graphiques essentielles à l’IA, a même dépassé les 5 000 milliards de dollars, une première dans l’histoire boursière.
Cependant, cette euphorie pourrait être de courte durée. Des signes de refroidissement commencent à apparaître. Au cours des dernières semaines, plusieurs investisseurs importants ont initié des ventes d’actions NVIDIA. Le fonds de capital-risque de Peter Thiel aurait ainsi déchargé pour 94 millions de dollars d’actifs liés à l’IA. Plus alarmant encore, Michael Barry, qui avait correctement prédit la crise financière de 2007-2008, a pris des positions vendeuses contre NVIDIA et Palantir, une société spécialisée dans l’analyse de données.
Interrogé par la BBC, Sundar Pichai, PDG d’Alphabet, n’a pas écarté la possibilité d’un éclatement de la bulle spéculative. Il a souligné que l’IA est intrinsèquement liée à des facteurs tels que la demande énergétique, les investissements massifs dans divers pays et, à terme, l’évolution du marché du travail.
L’avenir de l’IA et de ses valorisations reste donc incertain. Les prochaines semaines et les prochains mois seront cruciaux pour déterminer si la croissance actuelle est durable ou si une correction est inévitable.