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Mike Rowe et le PDG de Ford mettent en garde contre une crise manufacturière face à la menace chinoise

Washington – L’industrie manufacturière américaine est confrontée à une crise de main-d’œuvre aggravée par l’essor de l’intelligence artificielle et la concurrence accrue de la Chine, alertent des dirigeants du secteur. Des centaines de milliers de postes restent à…

Mike Rowe et le PDG de Ford mettent en garde contre une crise manufacturière face à la menace chinoise

Washington – L’industrie manufacturière américaine est confrontée à une crise de main-d’œuvre aggravée par l’essor de l’intelligence artificielle et la concurrence accrue de la Chine, alertent des dirigeants du secteur. Des centaines de milliers de postes restent à pourvoir, tandis que Pékin renforce sa position d’atelier mondial.

Jim Farley, PDG de Ford, a souligné l’urgence de la situation, déclarant : « Nous sommes dans une guerre pour le secteur manufacturier. » L’entreprise automobile a actuellement 6 000 postes vacants, notamment des mécaniciens, et peine à trouver des candidats qualifiés pour des tâches de plus en plus complexes. « Nous avons besoin d’environ 400 000 personnes », a-t-il précisé.

Le problème ne se limite pas aux grandes entreprises comme Ford. Les petites entreprises, telles que les plombiers et les électriciens, rencontrent également des difficultés à recruter et à se tenir au courant des exigences administratives croissantes. « Le plombier et l’électricien à qui appartient notre super devoir. Que vont-ils faire s’ils n’ont pas les ressources chez Ford ? Ils passent à peine la journée avec beaucoup de paperasse », a expliqué Farley.

Mike Rowe, PDG de la Fondation mikeroweWorks, a exprimé une inquiétude encore plus vive, qualifiant la situation de « menace existentielle » pour la base manufacturière américaine. Il a mis en garde contre un écart grandissant entre les emplois disponibles dans les métiers spécialisés et le nombre de travailleurs entrant dans ces domaines. « Si j’avais une de ces grosses cloches rouges dans un service d’incendie, je la frapperais avec un marteau. Je sonnerais l’alarme. Ça y est », a-t-il déclaré.

Parallèlement, la Chine progresse rapidement dans le secteur manufacturier, tirant parti de la pandémie de COVID-19 pour renforcer sa capacité industrielle. Selon Jim Farley, Pékin ambitionne de devenir la principale source mondiale de production lourde et dispose désormais de deux fois plus d’usines automobiles que ce que son marché intérieur peut absorber. « Ils veulent exporter tout cela pour créer ces formidables emplois », a-t-il affirmé.

Un rapport récent met en évidence une autre source d’incertitude : les tensions commerciales et les potentielles nouvelles taxes douanières, qui menacent 490 milliards de dollars d’investissements manufacturiers américains.

L’essor de l’intelligence artificielle (IA) ajoute une couche de complexité à ce tableau. Un partenariat de 5 milliards de dollars entre Bloom Energy et Brookfield vise à stimuler le développement de l’IA aux États-Unis, mais l’impact global sur l’emploi manufacturier reste incertain.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.