Un avion de chasse Mirage-2000D de l’armée de l’Air et de l’Espace s’est écrasé mardi soir près de Nancy, dans le nord-est de la France, lors d’un vol d’entraînement. L’accident a fait au moins un mort dans l’équipage, tandis que les recherches se poursuivent pour retrouver le deuxième occupant.
Crash d’un Mirage-2000D près de Nancy
Un avion de combat Mirage-2000D s’est écrasé le mardi 20 octobre 2026 dans la soirée, aux alentours de 23 heures, au cours d’un vol d’entraînement. L’appareil, rattaché à la base aérienne 133 de Nancy-Ochey, s’est abîmé à proximité de Rogéville, dans le département de la Meurthe-et-Moselle.
Le commandement militaire a indiqué que l’appareil rentrait d’une mission d’instruction lorsqu’il s’est approché de la base de Nancy. Il était en contact radio radar avec l’approche de la base aérienne de Nancy. Soudainement, celle-ci a constaté qu’il ne répondait plus à la radio et a perdu le contact radar
, a précisé l’armée de l’Air et de l’Espace, confirmant que le biplace effectuait une mission d’entraînement classique.

Opérationnel depuis 1993, le Mirage 2000D est un appareil biplace conçu pour les missions d’attaque au sol. Il a participé à la quasi-totalité des engagements militaires français, notamment le Kosovo en 1999, la Libye en 2011, l’Afghanistan, l’Irak, la Syrie et la région du Sahel. Son historique inclut plusieurs accidents, dont celui en janvier 2019 dans le Jura, où le pilote et son navigateur ont péri. Pour prolonger son utilisation jusqu’aux années 2030, la flotte des 2000D a bénéficié d’un programme de modernisation. Le cinquantième et dernier appareil a été remis à l’armée de l’Air et de l’Espace en juin.
Déploiement des secours à Rogéville et Tremblecourt
Des moyens de recherche ont été mobilisés durant la nuit pour explorer une zone de champs et de forêts entre Nancy et Pont-à-Mousson, comprenant les communes de Rogéville, Domèvre-en-Haye et Tremblecourt. Les opérations incluent les sapeurs-pompiers du SDIS 54, les secours de l’armée de l’air et des gendarmes. Un hélicoptère a survolé les lieux, et un poste de commandement a été installé à l’entrée de Rogéville sous la direction du sous-préfet de Toul, Nizar Azouz.

Les débris ont été repérés par un drone, mais il n’est pas possible d’en dire davantage à cette heure, les secours étant sur place et l’enquête ne faisant que commencer.
Henry Lemoine, maire de Pont-à-Mousson
Des témoins ont décrit une forte explosion et une boule de feu dans le ciel. Vers 23 heures, des personnes présentes sur place ont signalé au maire de Rogéville, Pascal Doyotte, une violente détonation et une lueur similaire à une boule de feu.
Recherches pour le second membre d’équipage et enquête
Deux occupants étaient à bord : un pilote à l’avant et un officier système d’armes à l’arrière. L’équipage n’était pas armé.
Une enquête judiciaire a été lancée pour déterminer les causes de l’accident. Un point presse est prévu mercredi à 9 heures à la préfecture de Nancy.