Publié le 6 novembre 2025 à 07h19. Harbour Energy a annoncé des perspectives de trésorerie renforcées pour 2025 et une révision à la hausse de ses prévisions de production, malgré un contexte de prix des matières premières plus bas, grâce à une exécution opérationnelle solide et une discipline financière rigoureuse.
- Les perspectives de flux de trésorerie disponibles pour 2025 sont maintenues à 1 milliard de dollars (environ 920 millions d’euros).
- La production devrait atteindre 465 à 475 milliers de barils équivalent pétrole par jour (kboepj) en 2025, contre une prévision précédente de 460 à 475 kboepj.
- Des progrès significatifs sont réalisés sur des projets stratégiques au Mexique et en Argentine, assurant la production future.
Harbour Energy a fait état d’une production accrue et diversifiée, atteignant 473 kboepj à la fin du mois de septembre, répartie à 40 % en liquides, 40 % en gaz européen et 20 % en autres gaz. Cette performance est notamment portée par les actifs de Wintershall Dea, avec une contribution de 165 kboepj en Norvège et 75 kboepj en Argentine. La mise en production de nouveaux puits en Norvège, au Royaume-Uni et en Argentine a partiellement compensé la sous-performance du champ de Njord, également en Norvège.
La société a également souligné une réduction des coûts d’exploitation unitaires d’environ 30 %, à 13 dollars par baril équivalent pétrole ($/bep) (contre 19 $/bep en 2024), grâce à l’intégration du portefeuille Wintershall Dea. Les prévisions pour 2025 restent inchangées à environ 13,5 $/bep, malgré le désinvestissement au Vietnam et les fluctuations des taux de change.
En parallèle, Harbour Energy a mis en œuvre une réorganisation de ses activités au Royaume-Uni, entraînant la suppression de 250 postes, portant le nombre total de suppressions d’emplois à environ 600 depuis l’introduction d’un programme d’amélioration de la performance en 2022. Cette décision reflète un environnement fiscal défavorable au Royaume-Uni et une réduction des investissements prévus.
La finalisation de la sortie de l’accord de services de transition lié au portefeuille Wintershall Dea en septembre a permis à l’entreprise de se concentrer sur la simplification de ses systèmes et processus, et d’améliorer son efficacité. Des économies ont déjà été réalisées grâce à la renégociation des contrats fournisseurs et à la rationalisation des bureaux au Mexique et en Norvège.
Plusieurs projets stratégiques progressent, notamment Southern Energy LNG en Argentine, où toutes les licences environnementales, les permis d’exportation et les incitations fiscales ont été obtenus. Des contrats majeurs, dont les contrats EPC pour le système d’amarrage, le pipeline offshore et les stations de compression, ont également été remportés. Au Mexique, un plan de développement progressif pour le champ pétrolier de Zama (Harbour 32,2 %) a été soumis aux autorités pour approbation. Les options pour le champ Kan (Harbour 70 %, opérateur) sont en cours d’étude, avec un démarrage des études de faisabilité prévu pour 2026, suite à une évaluation qui a révélé une augmentation de 50 % des estimations des ressources du champ, atteignant environ 150 millions de barils équivalent pétrole bruts.
Harbour Energy a généré des revenus de 7,6 milliards de dollars au cours de la période, contre 3,1 milliards de dollars l’année précédente, principalement en raison de l’augmentation de la production. Les dépenses d’investissement se sont élevées à environ 1,6 milliard de dollars à la fin du mois de septembre, contre environ 1 milliard de dollars en 2024. Les prévisions pour 2025 ont été abaissées à environ 2,4 milliards de dollars, en raison de la réduction de l’activité au Royaume-Uni, d’une pause dans les forages en Argentine et de la diminution de certaines dépenses au Mexique.
Un dividende intérimaire de 227,5 millions de dollars a été versé en septembre, conformément à la politique de dividende annuel de 455 millions de dollars. En outre, Harbour a lancé un rachat d’actions de 100 millions de dollars en août, portant le paiement total prévu pour 2025 à environ 55 % sur la base des perspectives de flux de trésorerie disponibles d’un milliard de dollars.
La dette nette s’élève à 4,2 milliards de dollars au 30 septembre, en hausse par rapport aux 3,8 milliards de dollars au semestre, en raison de la baisse de la production et des paiements de dividendes et d’impôts. 1 milliard d’euros d’obligations senior ont été remboursés en septembre, et toutes les échéances restantes de la dette jusqu’en 2028 sont préfinancées.
La société dispose d’une position de couverture solide, avec un gain à la valeur de marché de 380 millions de dollars au 30 septembre. Environ 50 % de l’exposition économique aux prix du gaz européen et 35 % de l’exposition économique au Brent sont actuellement couverts pour 2026, à 11,4 $/mscf et 72 $/baril respectivement.
L’agence S&P a reconfirmé la notation de crédit de qualité investissement de Harbour, BBB-, avec une perspective stable en septembre. Moody’s et Fitch ont également reconfirmé leurs notations de crédit de qualité investissement, Baa2 et BBB- respectivement, avec une perspective stable en mars.
Harbour Energy plc
Elizabeth Brooks, vice-présidente principale des relations avec les investisseurs
Andy Norman, vice-président principal des communications
+44 (0) 203 833 2421
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- Émissions des scopes 1 et 2 sur une base nette de mise en équivalence.
- Les perspectives de flux de trésorerie disponibles pour l’ensemble de l’année 2025 reflètent la courbe à terme actuelle pour le reste de l’année, ce qui se traduit par des prix moyens sur 12 mois du pétrole Brent et du gaz européen de 68 $/b et 12,0 $/mscf respectivement (auparavant 68 $/b et 12,7 $/mscf). Une variation de 5 $/baril des prix du pétrole Brent en 2025 ou une variation de 1 $/mscf des prix du gaz européen en 2025 aura un impact sur le flux de trésorerie disponible pour l’ensemble de l’année d’environ 115 millions de dollars, dans l’hypothèse d’un taux de change stable en USD. Les perspectives de flux de trésorerie disponibles supposent un point médian des prévisions de production et d’investissement. Un taux de conversion de 1:1 pour $/mmbtu en $/mscf a également été supposé.
- Cela suppose que le rythme actuel du programme soit maintenu, ce qui permettrait de finaliser environ 90 millions de dollars sur les 100 millions de dollars de rachat d’ici la fin de l’année.