Home MondeModèles de références à des toxicologues cliniques au Centre d’information antipoison de la Nouvelle-Galles du Sud

Modèles de références à des toxicologues cliniques au Centre d’information antipoison de la Nouvelle-Galles du Sud

by Clara Dubois

Publié le 2024-02-29 14:35:00. Les appels aux centres antipoison en Australie sont en augmentation, avec une recrudescence des cas nécessitant l’intervention de toxicologues cliniciens, révèle une étude portant sur les données du centre de la Nouvelle-Galles du Sud.

  • Entre 2017 et 2022, le centre antipoison de Nouvelle-Galles du Sud a enregistré 657 072 appels, dont près de 2 % ont été transmis à des spécialistes en toxicologie.
  • Le paracétamol, la quétiapine et les morsures de serpent figurent parmi les substances les plus fréquemment impliquées dans les intoxications nécessitant une expertise médicale.
  • L’étude souligne une hausse des cas d’intoxication modérée, suggérant une complexité croissante des situations gérées par les centres antipoison.

Les quatre centres d’information antipoison australiens reçoivent plus de 200 000 appels chaque année, mais l’évolution des types d’intoxications et les tendances associées restaient jusqu’à présent mal définies. Une récente analyse des données du Centre d’information sur les poisons de la Nouvelle-Galles du Sud (NSW Poisons Information Centre) apporte un éclairage nouveau sur cette question.

L’étude rétrospective, menée sur la période 2017-2022, a examiné les appels concernant une exposition humaine, en excluant les doublons et les rappels. Les données démographiques et cliniques ont été analysées à l’aide de méthodes statistiques descriptives. Les résultats révèlent une augmentation progressive du nombre de consultations auprès des toxicologues cliniciens. En 2017, 1 527 appels sur un total de 99 772 (1,5 %) ont été orientés vers des spécialistes, contre 2 196 appels sur 117 280 (1,9 %) en 2022, soit une moyenne annuelle de 1,9 %.

L’âge médian des personnes concernées est de 32 ans (intervalle interquartile : 17-51 ans). Plus de la moitié des appels (53,7 %, soit 6 700 cas) concernaient des femmes. Une proportion significative des appels (53,4 %, soit 6 665 cas) impliquait une auto-intoxication délibérée. Par ailleurs, l’étude note une augmentation notable des cas classés comme présentant une gravité d’empoisonnement modérée, passant de 34,5 % en 2018 à 45,0 % en 2022.

En termes de substances impliquées, le paracétamol arrive en tête des signalements (13,7 %), suivi de la quétiapine (7,8 %) et des morsures de serpent (6,0 %). Les catégories de médicaments les plus fréquemment concernées sont les analgésiques non opioïdes (21,9 %), les antidépresseurs (19,8 %), les antipsychotiques atypiques (13,5 %) et les opioïdes (8,1 %).

Cette étude confirme une tendance à l’augmentation du volume d’appels aux centres antipoison, ainsi qu’une hausse des taux de consultation auprès des toxicologues cliniciens et du nombre de cas présentant une gravité modérée. Ces résultats soulignent l’importance d’une vigilance accrue et d’une expertise spécialisée dans la gestion des intoxications.

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