Des incidents graves ont éclaté au centre d’entraînement de l’OGC Nice dimanche soir, à l’arrivée des joueurs de retour de Lorient. Deux joueurs ont été blessés lors d’une altercation avec un groupe de supporters en colère, exacerbée par une série de défaites et des accusations portées contre certains membres de l’équipe.
Environ 400 supporters, dont certains étaient manifestement en état d’ébriété, attendaient le bus de l’équipe à son retour de Lorient. Après avoir été avertis par leur team manager de l’atmosphère hostile qui les attendait – incluant des insultes et des invectives – les joueurs ont initialement refusé de descendre du véhicule. La tension est montée en flèche dès leur descente.
Jérémie Boga et Terem Moffi ont été particulièrement visés. Ils ont subi des crachats, des coups de poing et de pied, certains portés sur le corps et dans la région intime. Des insultes à caractère raciste ont également été proférées. Les supporters niçois reprochent à Boga d’avoir offert des places à des proches de l’Olympique de Marseille lors du match contre ce club, et à Moffi d’avoir été filmé en train de plaisanter avec son ancien président, Loïc Féry, après la défaite à Lorient.
Le directeur sportif, Florian Maurice, a également été agressé physiquement. La sécurité, rapidement dépassée, a eu du mal à protéger les joueurs. Le gardien de but Yehvann Diouf est intervenu pour aider son coéquipier Jérémie Boga à se dégager de l’agression.
Terem Moffi a été placé en arrêt de travail jusqu’au dimanche prochain après avoir été examiné par un médecin lundi. Jérémie Boga s’est vu délivrer un certificat médical attestant d’une incapacité totale de travail (ITT) d’au moins cinq jours.
Le président du club, Fabrice Bocquet, était présent dans l’avion revenant de Lorient, mais il a été accueilli par sa voiture au terminal affaires et n’a pas rejoint le groupe au centre d’entraînement. Lundi, la direction niçoise s’est réunie en urgence pour faire face à cette crise. À ce stade, le club a choisi de ne pas faire de déclaration publique et attend le rapport de la police.