Publié le 1er novembre 2025 à 04h31. La future capitale indonésienne, Nusantara (IKN), ne se limite pas à une ambition administrative : les autorités accélèrent la construction d’infrastructures religieuses et culturelles pour en faire une véritable ville où vivre, avec pour objectif symbolique la célébration de l’Aïd el-Fitr en 2026.
- Le développement d’IKN entre dans sa phase II (2025-2030), mais le président Prabowo Subiantor a avancé l’échéance d’achèvement à 2028.
- La mosquée d’État d’IKN devrait être achevée à temps pour accueillir la prière de l’Aïd el-Fitr en mars 2026.
- Un concours de conception a été lancé pour un centre culturel de 32 hectares, comprenant un musée, une salle de concert, une galerie, un parc, une bibliothèque et des installations sportives.
Le chantier de Nusantara, la nouvelle capitale indonésienne, prend une dimension spirituelle et culturelle. Au-delà de la construction des infrastructures gouvernementales, les autorités s’attachent à créer un environnement de vie complet pour les futurs habitants, avec un accent particulier sur les lieux de culte et les espaces dédiés aux arts et à la culture.
Basuki Hadimuljono, chef de l’Autorité IKN, a annoncé que la phase II du développement (2025-2030) est en cours, mais que le président Prabowo Subiantor a demandé d’accélérer le calendrier pour atteindre l’achèvement en 2028. Cette accélération se traduit notamment par une priorité donnée à la construction des infrastructures vitales, dont les installations religieuses.
L’objectif affiché est ambitieux : célébrer la prière de l’Aïd el-Fitr 1447 de l’Hégire (mars 2026) dans la mosquée d’État d’IKN. Pour cela, l’Autorité IKN vise à achever les travaux de la mosquée du palais du vice-président et de ses environs d’ici la fin de l’année 2025.
« Cet achèvement permettra à ces installations de commencer à être utilisées pour les prières de l’Aïd al-Fitr en mars de l’année prochaine (2026). »
Basuki Hadimuljono, chef de l’Autorité IKN
La construction d’autres lieux de culte, tels que des églises, des temples et des basiliques, est également en cours, ce qui laisse entrevoir la possibilité de célébrer l’Aïd el-Fitr 2026 dans un environnement multiconfessionnel.
Ce projet ne se limite pas à une simple cérémonie religieuse. Il s’agit d’un symbole fort, destiné à montrer que Nusantara est bien plus qu’un centre administratif. Les autorités souhaitent en faire une ville où les habitants pourront vivre, interagir et pratiquer leur foi.
Parallèlement à la construction des infrastructures religieuses, un concours de conception a été lancé pour un centre culturel de 32 hectares. Ce pôle culturel comprendra six unités importantes : un musée, une salle de concert/auditorium, une galerie culturelle, un parc culturel, une bibliothèque et des installations sportives (GOR).
Selon Basuki Hadimuljono, l’idée que Nusantara serait une « ville apolitique » a été dépassée. IKN est avant tout le centre du gouvernement indonésien, mais elle est également conçue comme une capitale culturelle et sociale, un lieu de vie dynamique et attractif.
La construction de ces infrastructures culturelles et religieuses vise à éviter qu’IKN ne devienne une ville fantôme, uniquement composée de bureaux. L’objectif est de créer un écosystème où les résidents pourront s’épanouir, être créatifs et participer à la vie communautaire.
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