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Mon refuge et ma tempête

La romancière Arundhati Roy livre un récit intime et bouleversant sur sa relation complexe avec sa mère, une exploration de l'amour, de la liberté et des liens familiaux qui perdurent malgré les distances. Ce nouveau livre, né d'un…

Mon refuge et ma tempête

La romancière Arundhati Roy livre un récit intime et bouleversant sur sa relation complexe avec sa mère, une exploration de l’amour, de la liberté et des liens familiaux qui perdurent malgré les distances. Ce nouveau livre, né d’un deuil et d’une quête de compréhension, confirme le talent unique de l’écrivaine indienne.

C’est après la mort de sa mère qu’Arundhati Roy s’est sentie à la fois dévastée et étrangement troublée par l’intensité de sa propre émotion. Elle a alors entrepris d’écrire ces mémoires, non pas pour régler des comptes, mais pour déchiffrer les sentiments qui la liaient à une femme qu’elle avait quittée à l’âge de dix-huit ans, « non pas parce qu’elle ne l’aimait pas, mais pour qu’elle puisse continuer à l’aimer ». Ce livre, qu’elle décrit comme celui qu’elle a « écrit toute sa vie », se révèle radicalement honnête, empreint d’humour et d’une profonde émotion.

L’œuvre se compare en ampleur et en profondeur aux romans emblématiques de Roy, notamment Le Dieu des Petites Choses. Elle est à la fois une ode à la liberté et un hommage à la complexité de l’amour maternel, à ce dernier câlin qui scelle une relation.

La critique salue unanimement la singularité de la voix d’Arundhati Roy. On parle d’une prose qui avance par à-coups, parsemée d’images presque oniriques. Comme le souligne Babelia, dans Mon refuge et ma tempête « il y a l’idée que l’écriture est une forme d’amour tordu, de fidélité impossible ».

Sadaf Cheikh, pour Vogue, décrit ces mémoires comme un livre qui « va déclencher en vous quelque chose de primal », une exploration des liens de parenté entre une mère têtue et une fille inflexible, entre une auteure d’une honnêteté brutale et ses lecteurs avides.

Jacob de Arce, dans Le Journal, met en lumière la relation ambivalente qui unissait Roy à sa mère : « Ce cordon ombilical qui l’unissait encore à elle était fait à parts presque égales de terreur et d’admiration, de ressentiment et d’affection. »

Sara Polo, du Monde, observe que Roy est une femme qui se sent mal à l’aise dans un monde où l’inconfort a un prix, et qu’elle a toujours considéré le mot comme « un animal sauvage dont elle devait chasser et boire le sang si elle voulait devenir écrivain ». Javier Martin del Barrio, pour Babelia, la décrit comme une romancière « d’une sensibilité extrêmement fine, une chasseuse d’histoires de vie ».

Plusieurs critiques soulignent également l’engagement politique de Roy, comparant sa belligérance à celle de Saramago et les opinions tranchées de Handke (Rafael Narbona, Le Culturel). Chantal Maillard témoigne de son profond respect pour l’auteure, soulignant sa capacité à révéler des réalités qui seraient passées inaperçues sans elle.

Le Daily Telegraph salue un style sincère, poétique et intime, agrémenté d’une ironie mordante, et insiste sur l’intensité de l’écriture de Roy et sa profonde empathie pour les autres. Enfin, Liste de livres la place aux côtés de Dickens, Naipaul, García Márquez et Rushdie, louant sa compassion constante, sa magie narrative et son esprit vif.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.