Publié le 8 octobre 2024 22:13:00. Médecins Sans Frontières (MSF) a dû adapter son action humanitaire au Panama face aux fluctuations des flux migratoires et aux décisions gouvernementales, et a brièvement suspendu ses activités dans la région du Darién avant de reprendre son assistance sous forme de visites médicales.
- MSF a ajusté sa présence entre les communautés d’accueil locales et les centres gouvernementaux pour migrants.
- L’organisation a soigné des centaines de milliers de personnes ayant traversé la jungle du Darién, souvent victimes de violences.
- Entre mars et octobre 2024, MSF a temporairement interrompu son travail dans le Darién suite à un non-renouvellement d’accord avec les autorités panaméennes.
Depuis quatre ans, les équipes de Médecins Sans Frontières (MSF) s’adaptent en permanence aux évolutions de la crise migratoire au Panama. Les itinéraires empruntés par les migrants et les décisions prises par les autorités ont contraint l’organisation à modifier régulièrement ses lieux d’intervention et la nature de son assistance. MSF a ainsi alterné entre les communautés de Bajo Chiquito et Canaán Membrillo, qui accueillent des populations locales, et les centres d’accueil temporaires mis en place par le gouvernement panaméen pour les migrants en transit.
L’acheminement de l’aide reste un défi constant. « Nous avons aidé des centaines de milliers de personnes qui sont arrivées visiblement épuisées et gravement touchées après avoir traversé la jungle », explique un responsable de MSF. « Outre les dangers liés au terrain, elles ont souvent été victimes de violences de la part d’individus armés, notamment des vols, des enlèvements et des agressions sexuelles. »
Entre mars et octobre 2024, MSF a été contrainte d’interrompre ses activités dans la région du Darién, une zone particulièrement sensible de la frontière entre le Panama et la Colombie. Cette suspension a été motivée par le non-renouvellement d’un accord de coopération avec le ministère panaméen de la Santé. Dès le 2 octobre, l’organisation a cependant repris son action en réalisant des visites médicales – des consultations médicales de trois mois – pour venir en aide aux migrants en transit ainsi qu’à la population locale.