Lors des 2es Assises du muscle organisées le 2 juin 2026 au ministère de la Santé, des experts ont alerté sur la sédentarité croissante des jeunes. Face à l’augmentation des maladies chroniques précoces, la préservation de la masse musculaire est devenue une priorité de santé publique pour prévenir le diabète et les risques cardiovasculaires.
Le muscle, un organe métabolique central et méconnu
L’événement, porté par l’Institut de Myologie et l’AFM-Téléthon, a mis en lumière une réalité biologique souvent ignorée par la médecine conventionnelle. Loin d’être un simple outil de locomotion, le tissu musculaire est un acteur systémique majeur. Selon les données rapportées par Le Figaro Santé, le muscle représente environ 40 % du poids corporel et regroupe plus de 600 muscles jouant un rôle crucial dans le métabolisme, la santé mentale et la lutte contre les maladies neurodégénératives. Pourtant, malgré cette importance, la spécialité médicale dédiée au muscle reste souvent cantonnée à une sous-discipline de la neurologie. Cette invisibilité clinique est d’autant plus préoccupante que la masse musculaire influence directement la régulation du poids, l’utilisation des graisses et du sucre, ainsi que la réponse immunitaire.« C’est l’organe de tous les superlatifs : 40 % du poids du corps, plus de 600 muscles, un rôle central dans le métabolisme, la santé mentale, la lutte contre le cancer et les maladies neurodégénératives… »
Fabrice Chrétien, directeur de la stratégie scientifique de l’Institut de myologieL’accélération des maladies chroniques chez les adolescents

- Environ 81 % des 11-17 ans n’atteignent pas les niveaux d’activité requis.
- Une étude publiée dans The Lancet précise que ce chiffre grimpe à 82,4 % chez les adolescents de 11 à 17 ans.
- Seuls 2,68 % des adolescents respectent simultanément les recommandations sur l’activité physique, le sommeil et la limitation de la sédentarité.
Le piège de l’environnement sédentogène
Les mécanismes de protection de la masse musculaire
Maintenir une masse musculaire solide ne sert pas uniquement à la performance physique ; c’est un bouclier biologique. Comme l’explique la semaine du muscle organisée par l’Institut de Myologie, les muscles jouent un rôle de régulateur pour plusieurs systèmes vitaux. Selon les informations d’ Europe 1, la contraction musculaire libère des molécules qui aident l’organisme à se défendre contre les infections et à limiter l’inflammation, renforçant ainsi le système immunitaire. De plus, le muscle agit comme une éponge pour les nutriments, utilisant les sucres et les graisses pour fonctionner, ce qui aide à prévenir le diabète et le cholestérol. L’un des bénéfices les plus critiques concerne la santé osseuse. Le mouvement musculaire exerce une pression mécanique nécessaire sur le squelette.« Quand le muscle fonctionne bien, il exerce une pression sur le squelette, puisqu’il le fait bouger. Et donc, il enrichit la rigidité de ce squelette. Ça permet de lutter contre l’ostéoporose et d’éviter les fractures.
Évaluer et agir : le test de la chaise
Face à l’urgence, l’évaluation de la propre force musculaire devient un indicateur de santé simple et accessible. Les spécialistes suggèrent notamment le « test de la chaise » pour mesurer sa capacité fonctionnelle.| Action | Protocole | Interprétation |
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| Test de la chaise | Se lever et s’asseoir le plus de fois possible en 30 secondes, sans utiliser les mains. | Moins de 15 répétitions indiquent un besoin de renforcement musculaire. |