Elon Musk a trouvé un accord pour clore un litige de 128 millions de dollars intenté par d’anciens dirigeants de Twitter, mettant fin à un nouveau chapitre dans les controverses entourant sa prise de contrôle de la plateforme. Le règlement, annoncé le 8 octobre, intervient après des mois de bataille juridique concernant les indemnités de départ.
L’affaire avait été portée devant le tribunal de district américain de San Francisco par Parag Agrawal, ancien PDG de Twitter, Ned Segal, ancien directeur financier, Vijaya Gadde, ancienne directrice juridique, et Sean Edgett, ancien avocat général. Ils estimaient que M. Musk avait injustement retenu les indemnités de départ auxquelles ils avaient droit suite à son acquisition de l’entreprise en 2022.
Le procès révélait que M. Musk avait initialement accepté d’acquérir Twitter pour 44 milliards de dollars, mais avait tenté de se rétracter face à la baisse des marchés boursiers. Twitter avait alors poursuivi M. Musk pour forcer l’exécution de l’accord, qui s’est finalement conclu au prix initial après plusieurs mois de négociations.
Selon les documents judiciaires, les plaignants affirmaient que M. Musk avait agi de mauvaise foi en cherchant à réduire les coûts après l’acquisition. « Vacu, mais toujours déterminé à se soustraire à ses obligations, Musk a ensuite tenté de récupérer une partie de ce qu’il avait payé en refusant à plusieurs reprises d’honorer d’autres engagements contractuels clairs », indiquait le procès.
Les indemnités de départ des dirigeants, qui incluaient la valeur des actions non acquises ainsi que le salaire et les avantages pendant une période déterminée, sont courantes dans les entreprises cotées en bourse en cas de changement de contrôle. M. Musk avait commencé à accumuler des actions Twitter dès janvier 2022, atteignant environ 5 % puis 9,2 % en avril de la même année.
En avril 2022, il avait proposé d’acheter Twitter à 54,20 dollars par action (environ 50 euros), représentant une prime de 38 % par rapport au cours de clôture de l’action la veille de l’annonce de son investissement.
Ce règlement intervient après un accord similaire conclu en août 2022 avec près de 6 000 anciens employés de Twitter, qui réclamaient environ 500 millions de dollars d’indemnités de départ impayées.
Par ailleurs, M. Musk est également confronté à une autre procédure intentée par la Securities and Exchange Commission (SEC), l’autorité américaine de régulation des marchés financiers, pour un retard dans la déclaration de ses parts dans Twitter. La SEC accuse M. Musk d’avoir sous-déclaré ses achats d’actions d’au moins 150 millions de dollars, ce qui aurait pu induire les investisseurs en erreur entre le 25 mars et le 1er avril 2022.
Pour aller plus loin
