Publié le 17 janvier 2024 09h14. Elon Musk poursuit OpenAI et Microsoft, estimant que les deux entreprises ont injustement bénéficié de ses contributions initiales à la création de la société d’intelligence artificielle, pour un montant qu’il chiffre entre 65,5 et 109,4 milliards de dollars (entre 75 et 125 milliards d’euros).
- Elon Musk affirme avoir contribué à hauteur de 60 % au financement initial d’OpenAI, soit environ 38 millions de dollars (35 millions d’euros).
- Il accuse OpenAI d’avoir trahi sa mission originelle en se transformant en une entreprise à but lucratif.
- Un procès devant un jury est prévu en avril à Oakland, en Californie.
L’ancien patron de Twitter, qui a quitté OpenAI en 2018, estime que les gains réalisés par OpenAI et Microsoft grâce à ses contributions dépassent largement son investissement initial. Il réclame donc une compensation financière, ainsi que d’éventuelles sanctions.
Selon les documents déposés devant la cour fédérale, l’économiste financier C. Paul Wazzan, expert de Musk, a chiffré les contributions de l’entrepreneur à OpenAI et Microsoft. Musk soutient que, tout comme un investisseur initial dans une start-up peut réaliser des profits considérables, il a droit à une part des bénéfices générés par les deux entreprises.
OpenAI et Microsoft contestent fermement les allégations de Musk. OpenAI qualifie la plainte de « sans fondement » et la décrit comme faisant partie d’une campagne de « harcèlement ». Microsoft, par l’intermédiaire de ses avocats, affirme qu’il n’existe aucune preuve que l’entreprise ait « aidé et encouragé » OpenAI à agir de manière préjudiciable.
Dans une requête distincte, OpenAI et Microsoft ont demandé au juge de limiter les éléments que l’expert de Musk pourrait présenter au jury, arguant que son analyse est « inventée », « invérifiable » et « sans précédent ». Ils dénoncent une tentative de transférer de manière « invraisemblable » des milliards de dollars d’une organisation à but non lucratif vers un ancien donateur devenu concurrent.
Elon Musk dirige désormais xAI, une entreprise concurrente d’OpenAI, et a développé son propre chatbot, Grok. Le litige intervient alors que la course à l’intelligence artificielle s’intensifie et que les enjeux financiers sont considérables.
Les avocats des trois parties n’ont pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires.
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