L’India International Music Week (IIMW) s’installe à Mumbai en février 2026 pour une deuxième édition ambitieuse, promettant une programmation plus riche et des nouveautés dans son format. L’événement, qui a fait ses débuts à Goa, mettra en lumière plus de vingt artistes internationaux et indiens sur deux soirées, du 11 au 12 février, dans les lieux Antisocial et Epitome à Lower Parel.
Au-delà d’un festival showcase, l’IIMW se positionne comme un carrefour pour les professionnels de l’industrie musicale du monde entier, offrant une plateforme aux talents émergents, aux artistes confirmés et aux groupes innovants.
Parmi les artistes qui se produiront à Mumbai, on retrouve Naari, une chanteuse-compositrice d’origine indienne basée à Berlin. Elle a commencé à publier sa musique en 2020 avec l’EP Everythingiseverything et affine depuis un son éclectique, naviguant entre la R&B, la pop, la soul, le funk et le jazz. Elle a récemment collaboré avec le producteur parisien ATN Soul pour son EP Autumn Sunrise, sorti en novembre 2025.
L’Afrique du Sud sera représentée par Siki Jo-An, dont la performance vocale saisissante de « Uqongqothwane (The Click Song) » l’a propulsée sur le devant de la scène lors de sa participation à The Voice South Africa en 2019. L’artiste, qui se produit depuis l’âge de six ans, a récemment effectué une tournée en Afrique du Sud, en Tanzanie et au Brésil, après la sortie de son premier album, Chapter 30, en 2023.
Le groupe indonésien de rock psychédélique Clever Moose fera sa première apparition en Inde à l’IIMW. Connu pour ses riffs puissants, notamment dans les titres « Batavian Troops » et « The Hammer » de leur album Mediterranean Fuzz (2024), le groupe, mené par Faiz Marie, s’inspire de la vie, de la famille et d’une volonté d’expérimentation, intégrant des influences musicales du Moyen-Orient et de Turquie.
Jeremiah de Rozario, chanteur-compositeur basé à Kochi, propose un mélange d’indie pop et de folk rock, souvent comparé à une fusion entre Ed Sheeran et The 1975. Fort de son expérience sur les scènes de festivals et de concerts, il offrira un set intime et chaleureux, après avoir assuré les premières parties de Matthew Ifield et de When Chai Met Toast. Il présentera son single « Believer’s Curse », sorti en octobre 2025, ainsi que son EP de début, The Orange Notebook (2024).
Mumbai sera également représentée par Ro Maiti, une artiste multidisciplinaire qui explore la soul, l’électronique, la R&B et la musique alternative. Elle a commencé à publier sa musique dès 2018 avec l’EP A Speck of Red in Black and White et a récemment contribué à la compilation Vol. 1 du label entièrement féminin Nyima avec le morceau « Daytime », un titre qui mélange des boucles électroniques, des rythmes groovy, des harmonies pianistiques troublantes et des voix R&B.
Le Tamil Jazz Collective de Chennai s’est fait connaître en ligne grâce à sa reprise de « Take Five » de Dave Brubeck, avec des paroles en tamoul écrites par Harini Iyer, fondatrice et compositrice-interprète du groupe. L’ensemble musical expérimental réimagine les standards du jazz à travers le prisme de la poésie tamoule, en s’inspirant à la fois de la musique carnatique et des improvisations jazz, tout en intégrant les influences espagnoles et portugaises d’Iyer.
Originaires de Norvège et des îles Féroé, le groupe de rock alternatif GiFU apportera une dimension visuelle à sa performance, avec des projections en direct et des téléviseurs CRT sur scène. Le groupe, composé de Synne Hellebø (chant, guitare), Harald Frøyland (basse), David Løvås (batterie), Kjetil Heibert (synthétiseur) et Oddur Joensen (guitare), a sorti son premier album, SunnGIFU, en octobre 2024, un album inspiré par des artistes tels que Wolf Alice, Radiohead et Big Thief. GiFU arrive en Inde après avoir terminé l’enregistrement de son deuxième album, décrit comme « une collection de dix morceaux qui observent la société et la direction que nous prenons », dont la sortie est prévue plus tard en 2026.
Easy Wanderlings, un groupe originaire de Pune, apportera son storytelling empreint de soul à l’IIMW 2026. Habitués des festivals indiens, ils ont évolué d’un son nostalgique et apaisant vers des thèmes et des ambiances plus variés. Leur EP Caught In A Parade présentait des chansons urgentes comme « Enemy » et une collaboration avec Nikhil D’Souza sur le morceau soulful « Mayflower », tandis que « Makin’ My Move » était un titre conçu pour la piste de danse.
Tejas, chanteur-compositeur né à Dubaï et basé à Mumbai, propose un spectre sonore en constante évolution. Ses premiers albums, comme l’EP Small Victories (2014) et Make It Happen (2017), étaient plus introspectifs, tandis que son deuxième album, Outlast (2021), a révélé un artiste déterminé, capable de puiser dans des influences pop, rock et R&B. Son EP le plus récent, Museum (2024), a marqué un tournant inattendu mais réussi avec l’intégration d’instruments de musique classique indienne dans ses compositions pop, et il a récemment dévoilé un nouveau titre introspectif, « What Comes After », en septembre 2025.
Le duo britannique J‑Silk, composé de Joanna Rives (chant) et Louis Morgan (production), a créé un son futuriste et soulful à la croisée de la 2-step britannique, de la R&B et du hip-hop, tout en restant profondément ancré dans la profondeur émotionnelle du jazz. Leur musique est à la fois spirituelle et rythmée, la voix de Rives planant sur les mélodies envoûtantes de Morgan. Leur album de 2025, §imone, inclut des titres comme « Broken Butter », un mélange acid-jazz et broken-beat, qui illustrent leur capacité à repousser les limites de leur son.
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