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« Nancy fait une erreur, preuve de la vision floue du Celtic »

Le Celtic de Glasgow traverse une crise profonde, marquée par des départs successifs de figures clés et un sentiment croissant de déconnexion entre la direction et ses supporters. L’éviction de Brendan Rodgers, suivie de celle de son adjoint…

« Nancy fait une erreur, preuve de la vision floue du Celtic »

Le Celtic de Glasgow traverse une crise profonde, marquée par des départs successifs de figures clés et un sentiment croissant de déconnexion entre la direction et ses supporters. L’éviction de Brendan Rodgers, suivie de celle de son adjoint John Kennedy et du responsable des opérations football, témoigne d’un malaise qui dépasse largement les résultats sportifs décevants.

L’enchaînement des contre-performances, notamment les défaites à domicile face aux Rangers (3-1) et à Motherwell (2-0), a précipité le départ de l’entraîneur Brendan Rodgers et du directeur sportif, Nancy. Mais l’ampleur du problème est bien plus vaste, soulignent les observateurs. La question se pose désormais de savoir qui a validé ces nominations initiales et pourquoi.

Depuis Hogmanay (le 1er janvier), le Celtic a perdu son entraîneur, son responsable des opérations football et son président (Peter Lawwell, contraint de quitter ses fonctions par une frange radicale des supporters). Le manque de communication du club est particulièrement frappant. Si certains supporters extrêmes se font entendre, la majorité silencieuse exprime un profond sentiment d’aliénation et de déconnexion par rapport à la gestion actuelle.

« Faites votre travail », avait déclaré Brendan Rodgers aux journalistes la veille de sa défaite face aux Rangers. Une ironie amère, compte tenu de son propre échec à inverser la tendance. L’ancien entraîneur avait critiqué la vision à court terme de la direction, se concentrant sur la rivalité avec les Rangers plutôt que sur une ambition européenne plus large.

Ses relations avec les dirigeants, notamment avec l’actionnaire principal Dermot Desmond, s’étaient détériorées. La manière dont son départ a été géré, et les propos tenus par Desmond à son égard, ont été jugés particulièrement durs. Rodgers, malgré ses imperfections, méritait un meilleur traitement, estiment de nombreux observateurs.

Le traitement réservé à John Kennedy, fidèle du club depuis 27 ans, a également suscité l’indignation. Son départ n’a été mentionné qu’en une seule phrase dans le communiqué officiel, une reconnaissance jugée insuffisante pour un homme ayant tant donné au Celtic.

À ce stade, il semble qu’il n’y ait pas de stratégie globale claire pour le Celtic. Le club dispose de ressources financières considérables – près de 80 millions de livres sterling (environ 94 millions d’euros) – mais peine à les investir de manière judicieuse. Il pourrait moderniser son stade pour en faire une enceinte de près de 80 000 places, l’une des plus belles d’Europe, ou créer un musée dédié à son histoire riche en titres, mais aucun projet concret n’est en cours.

Par ailleurs, l’émergence de Hearts, soutenu financièrement par Tony Bloom et Jamestown Analytics, représente une menace croissante pour la domination du Celtic en Écosse. Le club avait parié sur sa capacité à maintenir son emprise sur le championnat, mais cette certitude est désormais remise en question. La vision actuelle du Celtic semble se limiter à devancer les Rangers et à saisir les opportunités européennes qui se présentent, une approche que Brendan Rodgers avait ouvertement critiquée.

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À propos de l’auteur: Camille Renault

Camille Renault couvre le sport français et international, avec une attention particulière au football, au rugby, au tennis et aux grands rendez-vous de compétition. Son écriture conjugue précision, rythme et sens du résultat.