Un incendie violent a ravagé 10 hectares d’habitations précaires et de végétation le lundi 20 juillet 2026 dans le quartier Doulon-Bottière à Nantes. Le sinistre, qui a mobilisé 148 sapeurs-pompiers, a entraîné l’évacuation d’une cinquantaine de maisons et la destruction totale de deux camps de caravanes.
Le feu s’est déclaré peu après 17h20, chemin du Moulin des Marais, selon un communiqué de la préfecture de Loire-Atlantique cité par Lefigaro. Rapidement, des colonnes de fumée noire sont devenues visibles depuis plusieurs quartiers de la ville, signalant l’ampleur du sinistre qui a touché la Prairie de Mauves.
L’origine du sinistre et les complications techniques
Les premiers éléments rapportés par France 3 Régions indiquent que le feu serait parti d’un barbecue avant de se propager à un véhicule. Les flammes ont ensuite atteint des caravanes occupées par des personnes issues de la communauté rom.
“Il y a un petit camp à côté de nous qui a fait un barbecue, et le camp a pris feu. Le feu est arrivé jusqu’à nous et c’est parti partout. Il y avait beaucoup de bouteilles”
Un habitant d’un camp, via France 3 Régions
L’intervention des secours a été complexifiée par des détonations entendues environ toutes les 30 secondes. Selon France 3 Régions, ces explosions pourraient être liées à des pneus ou à des bonbonnes de gaz présentes sur place. Le vent a également favorisé la progression rapide des flammes à travers la végétation et les habitats précaires.
Mobilisation des secours et évacuations de la rue Saint-Médard
Le dispositif de secours a été massif. Le SDIS de Loire-Atlantique a engagé 148 sapeurs-pompiers et 43 engins, selon les chiffres de France 3 Régions. Un hélicoptère du SDIS est arrivé sur zone vers 20h30 pour effectuer une reconnaissance. Les pompiers ont été appuyés sur place par des policiers, des gendarmes et des CRS.
Par mesure de sécurité, les autorités ont procédé à l’évacuation d’une cinquantaine d’habitations, soit environ 200 personnes, selon la préfecture. Les résidents de la rue Saint-Médard et des environs ont été contraints de quitter leur domicile. Un CRS a conseillé à une riveraine : Ça risque d'être long, préparez un petit kit d'hygiène
. L’inquiétude était palpable chez les riverains, certains portant des masques chirurgicaux pour limiter l’inhalation des particules fines.
“Je ne m’attendais pas à ça, j’étais en train de me reposer tranquillement. Ça fait peur”
Isabelle, riveraine évacuée, via France 3 Régions
Un autre habitant, Samuel, s’est montré préoccupé : C’est inquiétant parce qu’on ne sait pas si ça va arriver jusqu’à chez nous. J’ai surtout peur pour mes animaux
. La circulation sur la ligne SNCF passant à proximité a été interrompue durant l’intervention avant de revenir progressivement à la normale, rapporte Lefigaro.
Bilan humain et matériel : 70 personnes sans abri
Bien qu’aucune victime ne soit recensée, le bilan matériel est lourd. Deux camps ont été entièrement détruits, et des habitants d’un camp rapportent qu’une trentaine de caravanes sont parties en fumée. Selon Lefigaro, citant Ouest-France, environ 70 personnes vivant dans le bidonville ont perdu leurs caravanes. Un homme a déploré : On va voir ce qu’on va faire pour après ce soir. Le problème, c’est qu’on a plus où dormir.
La mairie de Nantes a ouvert le gymnase Raphaël-Lebel pour accueillir les personnes évacuées et héberger celles dont les habitations précaires ont été détruites. Pour les riverains dont les maisons avaient été évacuées par précaution, le retour à domicile a été autorisé à 22h30.
| Indicateur | Détail du sinistre |
|---|---|
| Surface brûlée | 10 hectares |
| Moyens engagés | 148 pompiers / 43 engins |
| Habitations évacuées | Environ 50 (environ 200 personnes) |
| Personnes sans abri | Environ 70 |
Un contexte de risques accrus en Loire-Atlantique
Cet événement s’inscrit dans une série de feux de végétation dans la région. Lefigaro rappelle que dès le dimanche précédent, un autre incendie à Trignac, près de Saint-Nazaire, avait parcouru 20 hectares et détruit trois habitations, forçant l’évacuation préventive d’une centaine de logements pendant plusieurs heures.
On a pris le minimum. Ça fait peur. On se rend compte qu'on est tous concernés. Avec le changement climatique, même en Loire-Atlantique, ça peut nous arriver Une
Le feu a été déclaré fixé après plusieurs heures d’intervention, signifiant qu’il ne progresse plus. Toutefois, les sapeurs-pompiers sont restés mobilisés durant la nuit pour sécuriser la zone et prévenir tout risque de reprise.
Sources: Lefigaro, France 3 Régions.
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