Publié le 11 décembre 2025 à 22h44. La NASCAR a annoncé un accord à l’amiable dans le procès antitrust intenté par deux de ses équipes, dont 23XI Racing, co-détenue par la légende du basketball Michael Jordan, mettant fin à une bataille juridique qui soulevait des questions fondamentales sur l’avenir de la compétition automobile américaine.
- La NASCAR a trouvé un terrain d’entente avec 23XI Racing et Front Row Motorsports, mettant fin à un procès antitrust de plusieurs mois.
- Le litige portait sur les nouvelles offres de location présentées aux équipes, que Jordan et Jenkins refusaient de signer.
- Le procès a mis en lumière l’importance des liens familiaux et de l’héritage dans le sport automobile, avec des témoignages poignants sur les motivations personnelles derrière l’investissement dans la NASCAR.
L’annonce de cet accord intervient après neuf jours de procès devant la Cour fédérale, et alors que le juge Kenneth Bell s’apprêtait à examiner les requêtes d’audience. Les détails de l’accord restent confidentiels pour l’instant. Jeffrey Kessler, l’avocat représentant 23XI Racing et Front Row Motorsports, a brièvement informé le greffier du tribunal que les parties étaient prêtes à conclure un accord, avant de quitter la salle d’audience avec Michael Jordan, Denny Hamlin et Bob Jenkins pour des discussions finales.
23XI Racing et Front Row Motorsports avaient intenté une action en justice l’année dernière, contestant les nouvelles conditions de location proposées par la NASCAR en septembre 2024. Treize des quinze équipes avaient finalement accepté ces conditions, mais Jordan et Jenkins avaient choisi de contester la décision devant les tribunaux, participant à la majeure partie de la saison 2025 sans accord formel.
Le procès a révélé des tensions profondes concernant la pérennité des chartes, considérées comme l’équivalent de franchises dans d’autres sports. Les équipes souhaitaient que ces chartes deviennent permanentes et non renouvelables, garantissant ainsi leur participation et leurs revenus. Jim France, le président de la NASCAR, avait catégoriquement refusé cette demande, estimant qu’une telle garantie était imprudente et impossible à maintenir sur le long terme.
Lors de son témoignage, Jim France a expliqué que sa position était influencée par les principes inculqués par ses parents, Bill France Sr., fondateur de la NASCAR, et sa mère. Il a cité les conseils de son père, qui lui recommandait de « faire ce que vous dites que vous allez faire », et de sa mère, qui insistait sur l’importance de payer ses dettes.
« Je n’ai aucune vision de l’avenir et je ne me sens pas à l’aise de faire une promesse que je ne pourrai pas tenir éternellement. »
Jim France, président de la NASCAR
Le procès a également mis en lumière les liens personnels qui unissent de nombreuses familles au sport automobile. Denny Hamlin, co-propriétaire de 23XI Racing, avait évoqué avec émotion les souvenirs de son père et l’importance de la course dans sa vie. Michael Jordan, lui, avait raconté comment sa passion pour la NASCAR avait débuté lors de voyages en famille avec son père, Richard Petty. Bob Jenkins avait quant à lui exprimé son désir de transmettre son équipe à ses quatre fils. Plus d’informations sur le procès antitrust.
Plusieurs propriétaires d’équipes ont décrit les négociations avec la NASCAR comme un ultimatum, affirmant qu’ils avaient été contraints de signer les nouvelles conditions sous la pression du temps et des enjeux financiers. Richard Childress, un propriétaire d’équipe reconnu, a même déclaré que son équipe aurait pu faire faillite si elle n’avait pas accepté l’accord.
La NASCAR devrait conclure sa défense vendredi. L’issue de ce procès avait suscité une grande attention dans le monde du sport automobile, et cet accord à l’amiable marque un tournant important pour l’avenir de la compétition.
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