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New York, le 22 novembre 2025 – Le Metropolitan Opera de New York a présenté une nouvelle production d’Arabella de Richard Strauss, une œuvre viennoise classique qui a suscité des réactions partagées, notamment concernant la distribution vocale et…

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New York, le 22 novembre 2025 – Le Metropolitan Opera de New York a présenté une nouvelle production d’Arabella de Richard Strauss, une œuvre viennoise classique qui a suscité des réactions partagées, notamment concernant la distribution vocale et l’approche scénique.

  • La production, signée Günther Schneider-Siemssen, s’inscrit dans une tradition « vieille école » respectueuse de l’époque wilhelminienne, évitant les réinterprétations contemporaines.
  • Rachel Willis-Sørensen a fait ses débuts dans le rôle titre, saluée pour la puissance de sa voix mais critiquée pour un manque de nuances dans son interprétation.
  • La performance de Tomasz Konieczny dans le rôle de Mandryka a divisé, certains estimant qu’il manquait de la subtilité nécessaire pour le personnage.

La mise en scène de Arabella au Met a été accueillie avec des applaudissements dès les premiers actes, témoignant de l’appréciation du public pour la reconstitution minutieuse de la Vienne de l’époque wilhelminienne. Günther Schneider-Siemssen a choisi de ne pas s’éloigner de l’intention originale de Richard Strauss et de son librettiste, une approche qui contraste avec certaines productions modernes qui prennent des libertés avec l’œuvre. Comme l’a souligné Dylan Evans, responsable de la revitalisation de la production de 1983, cette approche est une forme d’hommage à une époque où l’on « ne faisait plus les choses comme ça », mais avec une admiration sincère.

L’œuvre de Strauss, qui explore les thèmes de l’amour, de la séduction et des conventions sociales, se déroule dans un cadre opulent et raffiné. La production du Met a su rendre justice à cet univers, avec des décors somptueux et des costumes d’époque. Cependant, certains spectateurs viennois ont regretté que la distribution ne soit pas à la hauteur des attentes, notamment en ce qui concerne les rôles secondaires.

Rachel Willis-Sørensen, dans le rôle d’Arabella, a impressionné par la beauté et la puissance de sa voix, particulièrement dans les aigus. Cependant, certains critiques ont noté qu’elle manquait de la finesse et de la subtilité nécessaires pour incarner pleinement la complexité du personnage. Il lui manquait, selon certains, l’« Otti » nécessaire pour transmettre toutes les émotions d’Arabella.

Louise Age, qui a fait ses débuts au Met dans le rôle de Zdenka, a été saluée pour sa crédibilité et son expressivité. Malgré une grossesse discrète, elle a su donner vie à la confusion des sentiments de son personnage, un jeune homme déguisé en fille. Tomasz Konieczny, en Mandryka, a quant à lui suscité des réactions mitigées. Sa voix imposante convenait au rôle, mais son interprétation, jugée trop brute et paysanne, ne correspondait pas à l’image d’un prétendant raffiné.

Les autres interprètes, tels que Pavol Breslik (Matteo), Karen Cargill (la mère d’Arabella) et Brindley Sherratt (le père Waldner), ont apporté une contribution solide à la production. Nicolas Carter, chef d’orchestre invité, a fait l’éloge du score d’Arabella lors de l’entracte, soulignant la richesse et la complexité de la musique de Strauss. Le public new-yorkais, enthousiasmé par la représentation, a réservé un accueil chaleureux à l’ensemble des artistes.

La diffusion de l’opéra au cinéma, notamment dans les cinémas Cineplexx, a permis à un public plus large de découvrir cette production ambitieuse et de se plonger dans l’univers envoûtant d’Arabella.

Renate Wagner

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À propos de l’auteur: Antoine Girard

Antoine Girard couvre la culture et le divertissement, du cinéma à la musique en passant par les séries, les livres et les arts visuels. Il cherche à éclairer les œuvres, les tendances et leur réception.