Un système d’aquaculture ancestral, vieux de 6 000 ans et créé par le peuple autochtone Gunditjmara, a été reconnu pour son importance culturelle et son ingéniosité. Situé dans le sud-est de l’Australie, le paysage culturel de Budj Bim témoigne d’un savoir-faire exceptionnel en matière de gestion de l’eau et de pêche.
Le paysage culturel de Budj Bim, situé dans l’État de Victoria, est un complexe de canaux, de barrages et de bassins artificiels construits par les Gunditjmara il y a des millénaires. Ce système sophistiqué permettait de piéger et d’élever des anguilles, une source de nourriture essentielle pour la communauté. Les structures témoignent d’une compréhension approfondie de l’hydrologie locale et d’une organisation sociale complexe.
L’importance de Budj Bim réside dans sa capacité à démontrer une forme d’agriculture à grande échelle pratiquée par les populations autochtones australiennes bien avant l’arrivée des colons européens. Les archéologues ont mis en évidence la complexité de la planification et de la construction de ces ouvrages, qui nécessitaient une coordination importante et une connaissance précise des cycles de vie des anguilles.
« Ce paysage est une preuve tangible de l’ingéniosité et de la durabilité des pratiques culturelles des peuples autochtones », soulignent les experts. Le site est aujourd’hui considéré comme un exemple exceptionnel de patrimoine culturel immatériel et matériel.
La reconnaissance de Budj Bim comme site d’importance culturelle contribue à une meilleure compréhension de l’histoire et des traditions des peuples autochtones australiens. Elle met également en lumière la nécessité de préserver et de valoriser ces sites pour les générations futures.
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