Dernière chance de découvrir un pan méconnu de la création artistique ! Une exposition exceptionnelle au Carré d’Art de Nîmes, rendant hommage aux résidences d’artistes au sein du centre de documentation Bob Calle, prend fin le 25 janvier.
Depuis 2021, le Carré d’Art – Musée d’art contemporain a ouvert ses archives aux artistes, principalement de la région Occitanie, leur offrant un espace de recherche et d’expérimentation unique. Le centre de documentation, riche de plus de 25 000 documents consacrés à l’art contemporain des années 1960 à nos jours, se transforme alors en un véritable laboratoire. Ces résidences, initiées sur proposition des artistes Audrey Martin et Steven Le Priol, visent à mettre en lumière le travail préparatoire souvent invisible des artistes et à valoriser les ressources documentaires exceptionnelles mises à leur disposition.
L’exposition actuelle, visible sur le Mur Foster et dans la galerie du hall, propose un retour sur les cinq résidences qui se sont déroulées entre 2021 et 2025. Elle se présente sous la forme d’une collection d’affiches originales, conçues par les artistes résidents spécialement pour l’occasion. La première résidence, en 2021, a accueilli six artistes de Pamela Artist-Run Space de Nîmes, qui ont présenté leurs découvertes et expérimentations à travers l’exposition « Géographie du palmier ».
Par ailleurs, jusqu’au 29 mars, le Carré d’Art présente une exposition personnelle de Vivian Suter, composée de près de 400 œuvres réalisées ces dernières années. L’artiste, qui vit et travaille au Guatemala depuis les années 1980, intègre les éléments naturels – humidité, lumière, flore et faune – dans ses toiles, qu’elle laisse sécher à l’extérieur. Les œuvres, réagencées de manière spontanée, dialoguent avec l’architecture de Norman Foster, créant une immersion visuelle pour le spectateur. Un ensemble de collages réalisés par Elisabeth Wild, la mère de l’artiste, complète l’exposition.
Les archives de ces résidences sont également consultables sur place, au centre de documentation Bob Calle.