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Nourrissons plus à risque de contracter la COVID-19 : ce que les parents doivent savoir en 2025

by Sophie Martin

Publié le 26 octobre 2023 14:08:00. Bien que les bébés de moins de six mois ne puissent pas être vaccinés contre la COVID-19, ils restent vulnérables au virus, avec un risque accru de complications graves. Les experts insistent sur l’importance de la vaccination de l’entourage pour protéger les nourrissons et les jeunes enfants.

  • Les nourrissons, en particulier les nouveau-nés et les bébés prématurés, présentent un risque plus élevé de développer des formes sévères de COVID-19.
  • La vaccination des parents, des frères et sœurs et de toute personne en contact avec les nourrissons est essentielle pour limiter la propagation du virus.
  • Les séquelles à long terme de la COVID-19, dites « COVID long », peuvent également affecter les enfants, soulignant l’importance de la prévention par la vaccination.

Les nourrissons de moins de six mois ne peuvent pas bénéficier de la protection offerte par les vaccins contre la COVID-19, mais ils ne sont pas pour autant à l’abri du virus. Les recherches médicales montrent qu’ils peuvent contracter la COVID-19, et les conséquences peuvent être graves. Selon l’American Academy of Pediatrics (AAP), 12 % des nouveau-nés infectés nécessitent des soins intensifs, contre seulement 3 % des enfants plus âgés.

« Tous les enfants, y compris les nouveau-nés, sont susceptibles de contracter la COVID-19 s’ils sont exposés au virus », explique la Dre Ana Mendez, chef du service de pédiatrie ambulatoire au centre médical de l’université de Richmond à West Brighton. C’est pourquoi les médecins et les autorités sanitaires continuent d’encourager vivement la vaccination et les rappels pour tous ceux qui y sont éligibles, afin de réduire la propagation du virus et de protéger les personnes les plus vulnérables, notamment les nourrissons.

Les symptômes de la COVID-19 chez les nourrissons peuvent inclure de la fièvre, une congestion nasale et des changements dans les habitudes alimentaires ou l’élimination. Dans certains cas, l’infection peut entraîner une maladie grave nécessitant une hospitalisation, en particulier chez les nourrissons présentant des problèmes de santé préexistants, précise la Dre Anna Cornish, directrice de la pédiatrie générale ambulatoire à l’hôpital universitaire de Northwell Staten Island, Ocean Breeze.

La vaccination des femmes enceintes peut également contribuer à protéger les nourrissons. Selon la clinique Mayo, des études suggèrent que les anticorps produits par la mère vaccinée peuvent être transmis au bébé pendant la grossesse et après la naissance. L’infection des nouveau-nés peut survenir in utero, mais elle est plus fréquente après la naissance, principalement par le biais des sécrétions respiratoires des personnes infectées, qu’il s’agisse de la mère, du personnel soignant ou d’autres membres de la famille.

Des difficultés respiratoires peuvent survenir et nécessitent une prise en charge médicale immédiate, selon la clinique Mayo. Les nourrissons prématurés, ceux souffrant de problèmes de santé sous-jacents ou d’infections virales concomitantes sont particulièrement à risque.

Évolution du risque chez les enfants plus âgés

Au début de la pandémie, les enfants et les adolescents semblaient moins susceptibles que les adultes de développer des formes graves de COVID-19. Cependant, cette situation a évolué avec l’apparition de nouveaux variants, selon l’AAP. L’augmentation significative du nombre de cas chez les enfants et les adolescents incite l’AAP et les pédiatres à recommander vivement la vaccination pour prévenir la maladie et sa propagation, notamment aux frères et sœurs immunodéprimés ou trop jeunes pour être vaccinés.

On pensait initialement que les enfants étaient relativement épargnés par les effets à long terme de la COVID-19. Mais cette perception a changé avec l’augmentation des signalements et des études portant sur des patients pédiatriques ne se rétablissant pas complètement après une infection aiguë, souligne l’AAP.

Les enfants infectés par la COVID-19 peuvent souffrir de problèmes de santé persistants, connus sous le nom de « COVID long », qui se manifestent par des symptômes tels que le brouillard mental, l’essoufflement, des troubles gastro-intestinaux, des douleurs généralisées et une fatigue intense, même après une infection légère, selon la Dre Mendez.

Hésitations parentales et importance des rappels

Malgré les risques encourus, de nombreux parents restent réticents à faire vacciner leurs enfants et à recevoir les rappels recommandés, constate la Dre Mendez. « Cela est dû à la désinformation qui circule sur tous les supports, mais surtout sur les réseaux sociaux », explique-t-elle. Une étude citée par l’AAP révèle que 50 % des parents craignent que leurs enfants subissent des effets indésirables après la vaccination, et qu’un tiers seulement considèrent le vaccin comme sûr, en raison de sa nouveauté et d’un manque de perception de son utilité.

L’AAP affirme toutefois que les vaccins contre la COVID-19 sont considérés comme sûrs et efficaces. Des millions d’enfants et d’adolescents ont été vaccinés en toute sécurité depuis que les vaccins ont été recommandés pour les personnes âgées de 6 mois et plus. Les vaccins font l’objet d’une surveillance continue et atteignent leur objectif principal : prévenir les hospitalisations et les complications graves de la COVID-19.

« Tous les vaccins contre la COVID-19 autorisés et recommandés ont démontré une grande efficacité contre les formes graves de la maladie », selon l’AAP. « Ils ont fait l’objet du suivi de sécurité le plus rigoureux de l’histoire des États-Unis. » Il est important de discuter de toute préoccupation avec votre pédiatre afin de prendre une décision éclairée pour votre enfant, conseille la Dre Cornish.

Effets secondaires

La vaccination peut entraîner des effets secondaires temporaires, tels que des douleurs au site d’injection, des maux de tête, de la fatigue, des frissons, de la fièvre, des douleurs articulaires ou des nausées, en particulier après la deuxième dose. Ces effets secondaires sont le signe que le corps réagit au vaccin et développe une immunité contre le virus.

Bien que des décès aient été signalés après la vaccination, aucune tendance inquiétante n’a été observée. Les décès ayant fait l’objet d’une enquête n’ont pas été liés au vaccin, selon l’AAP.

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