Publié le 8 janvier 2026. La Cour suprême de l’Inde a annulé une décision de la Haute Cour d’Andhra Pradesh qui avait invalidé des enquêtes pour corruption, estimant que la cour inférieure avait fait preuve d’un rigorisme excessif et commis une erreur judiciaire grave. Cette décision rétablit les poursuites dans l’État et clarifie la compétence des autorités anti-corruption.
- La Cour suprême a estimé que la Haute Cour avait commis une erreur en considérant que l’unité d’enquête de l’ACB à Vijayawada n’était pas un poste de police dûment constitué.
- La Cour a souligné que la loi de réorganisation de l’Andhra Pradesh de 2014 permettait de considérer les lois existantes comme toujours applicables, même sans adaptation formelle.
- La décision rétablit les enquêtes pour corruption suspendues et empêche de nouvelles contestations sur les mêmes motifs.
La Cour suprême a ainsi mis fin à une bataille juridique concernant la validité d’enquêtes menées par le Bureau anti-corruption (ACB) de l’Andhra Pradesh. Des affaires enregistrées entre 2016 et 2020 avaient été annulées par la Haute Cour, qui avait jugé que l’unité centrale d’enquête (CIU) de l’ACB à Vijayawada n’avait pas le statut légal requis pour ouvrir des enquêtes. Les accusés s’étaient appuyés sur un arrêté gouvernemental de 2003 qui définissait le poste de police de l’ACB à Hyderabad, avant la division de l’État, et avaient argué qu’une nouvelle notification était nécessaire après le transfert du siège à Vijayawada.
La Cour suprême a rejeté cet argument, estimant que la loi de réorganisation de l’Andhra Pradesh de 2014 avait créé une continuité juridique. Selon cette loi, les lois, notifications et instruments existants de l’État unifié devaient continuer de s’appliquer aux États successeurs, sauf s’ils étaient explicitement abrogés ou modifiés. Le déménagement du bureau de l’ACB de Hyderabad à Vijayawada était considéré comme un simple changement administratif et non comme la création d’une nouvelle entité nécessitant une nouvelle notification.
La Cour a également pris en compte un arrêté gouvernemental de 2022 qui précisait que le bureau de Vijayawada de l’ACB était bien le poste de police autorisé à enregistrer les plaintes pour corruption dans l’Andhra Pradesh. Elle a jugé que l’argument selon lequel cet arrêté n’aurait pas d’effet rétroactif était « totalement infondé et contraire aux principes fondamentaux du droit ».
« Le raisonnement de la Haute Cour, selon lequel une déclaration par voie de notification doit être publiée au Journal officiel pour assurer le respect de l’article 2(s) du CrPC, 1973, est pour le moins inacceptable. Il faut voir le fond et le respect, dans l’esprit. De même, la conclusion selon laquelle l’ordonnance gouvernementale clarificative ultérieure de 2022 n’aura pas d’effet sur les FIR enregistrés est totalement intenable et contraire aux canons de base du droit. »
Juge Sundresh
Qualifiant le raisonnement de la Haute Cour de « parodie de justice », la Cour suprême a souligné que l’annulation des FIR pour des motifs purement techniques avait bloqué les enquêtes pour corruption pendant des années, sans même indiquer quelle autorité serait compétente en la matière. Elle a rappelé une jurisprudence constante, notamment les arrêts État du Pendjab c. Balbir Singh, Cokes et charbons Swarn Rekha, Association des concessionnaires Lafarge et État, CBI c. A. Satish Kumar, pour insister sur l’importance de la continuité administrative et juridique après une réorganisation d’État.
En conséquence, la Cour suprême a accueilli l’appel de l’ACB, rétablissant tous les FIR annulés par la Haute Cour. Elle a également interdit à la Haute Cour d’Andhra Pradesh de statuer sur de nouvelles contestations des FIR fondées sur les mêmes arguments de compétence, tout en laissant aux accusés la possibilité de soulever d’autres objections juridiques une fois l’enquête terminée.
Titre de l’affaire : LE CO-DIRECTEUR (RAYALASEEMA), BUREAU ANTI-CORRUPTION, AP & ANR. ETC. CONTRE DAYAM PEDA RANGA RAO ETC.
Référence : 2026 LiveLaw (SC) 24
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Représentation :
Pour les requérants : M. Sidharth Luthra, Avocat Senior ; M. Siddharth Aggarwal, Avocat Senior ; Mme Prerna Singh, Avocate ; M. Guntur Pramod Kumar, Avocat Général ; M. Dhruv Yadav, Avocat ; Mme Rajni Gupta, Avocate ; M. Vishwajeet Singh, Avocat ; M. Karl P Rustomkhan, Avocat ; M. Parv Arora, Avocat.
Pour les défendeurs : Mme Gouri Karuna Mohanti, Avocate ; Mme Anu Gupta, Avocate Générale ; M. Veerla Sateesh Kumar, Avocat ; Dr Sofia Begum, Avocate Senior ; M. Deepak Kumar Singh, Avocat ; Mme Puspa Kishore, Avocate ; M. Sujeet Kumar Gupta, Avocat ; M. Satendra Kumar, Avocat ; Mme Mansa Singh, Avocate ; Mme Sangeeta Gaur, Avocate ; Mme Shubra Shah, Avocate ; M. Pradeep Kumar Shah, Avocat ; M. Dharmavath Ravi, Avocat ; M. Anugu Ushi Reddy, Avocat ; M. Sriram P., Avocat Général ; MS Ragasandesh, Avocate ; Mme Anu Gupta, Avocate Générale ; M. Sriram Parakkat, Avocat Général ; M. Bhushan Mahendra Oza, Avocat Général ; Mme Nidhi Mittal, Avocate Générale ; M. CK Sasi, Avocat Général ; M. Guru Krishnakumar, Avocat Senior ; M. Sulakshan contre, Avocat ; M. Agnish Aditya, Avocat ; M. Vishesh Goel, Avocat ; Mme Nidhi Mittal, Avocate Générale ; M. Suresh Babu, Avocat ; M. Navin Suresh, Avocat ; M. CK Sasi, Avocat Général ; Dr Kk Geetha, Avocate ; Mme Meena K Poulose, Avocate ; M. Suresh Babu, Avocat ; M. Navin Suresh, Avocat ; M. CK Sasi, Avocat Général.
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