6 femmes autochtones sur 10 sont victimes de violence physique ou sexuelle: Statistique Canada

TORONTO – De nouvelles données de Statistique Canada révèlent que plus de six femmes autochtones sur 10 déclarent avoir été agressées physiquement ou sexuellement à un moment de leur vie, comparativement à plus de quatre sur 10 chez les femmes non autochtones.

Les données, recueillies par Statistique Canada en 2018, comptaient à la fois la violence entre partenaires intimes et la violence de la part de partenaires non intimes.

Les données recueillies ont montré que 59 pour cent des femmes des Premières nations, 64 pour cent des femmes métisses et 44 pour cent des femmes inuites souffraient de violence psychologique, physique ou sexuelle entre partenaires intimes. Dans l’ensemble, ces données représentaient 61% des femmes autochtones.

Ce chiffre a considérablement augmenté chez les femmes autochtones gaies, lesbiennes ou bisexuelles, dont 83% ont été victimes de violence conjugale.

En revanche, les femmes d’Amérique latine (47%), arabes (44%) et noires (42%) sont plus susceptibles d’être victimes de violence entre partenaires intimes que les minorités visibles dans leur ensemble (29%), selon le rapport. .

Les taux de violence entre partenaires intimes sont plus élevés chez les jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans, 29% ayant subi des violences de la part de leur partenaire au cours des 12 mois précédant l’enquête. Comparativement aux femmes de plus de 25 ans, les jeunes femmes étaient cinq fois plus susceptibles d’être agressées sexuellement, trois fois plus susceptibles d’être agressées physiquement et presque trois fois plus susceptibles d’être agressées psychologiquement.

Ce schéma de maltraitance chez les jeunes était constant chez les jeunes hommes de la population générale, 26% d’entre 15 et 24 ans ayant déclaré avoir été agressés par un partenaire intime.

Ce rapport de Statistique Canada intervient un an après le rapport choquant de l’Association des femmes autochtones du Canada sur la violence faite aux femmes autochtones pendant la pandémie du COVID-19.

L’enquête de mai 2020 a montré qu’une femme autochtone sur cinq a été victime de violence physique ou psychologique au cours des trois mois précédents. L’enquête a suscité des appels de la part de l’organisation pour un plan d’action national pour les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.

«Nous devons agir. Les familles des femmes et des filles disparues et assassinées et des personnes bispirituelles, nous en avons assez de parler. Si vous voulez parler, marchez. Et je ‘ Je ne vois pas cela », a déclaré la présidente de l’Association des femmes autochtones, Lorraine Whitman, en mai dernier.

– Avec des fichiers de la Presse canadienne

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