The Opportunity Party a franchi pour la première fois le seuil des 5 %, selon le dernier sondage 1News Verian. La formation politique a progressé de trois points pour atteindre 8 %, se positionnant ainsi en position d’arbitre potentiel au Parlement. Mené du 8 au 11 août auprès de 847 électeurs avec une marge d’erreur maximale de plus ou moins 3,4 points de pourcentage, le sondage place le Labour en tête avec 30 % des voix, tandis que National se maintient stable à 29 %.
L’ascension fulgurante de The Opportunity Party
Traduits en sièges dans un Parlement de 125 sièges — qui suppose que les sortants des collèges électoraux maoris conservent leurs sièges —, les résultats accordent 38 sièges au Labour, 36 à National, 15 aux Verts, 11 à ACT, 10 à New Zealand First et 9 à The Opportunity Party, en plus des 6 sièges attribués à Te Pāti Māori.
Dynamique des blocs et tractations de coalition
Les options de gouvernement s’avèrent étroites pour les deux camps. Le bloc de gauche traditionnel, composé du Labour, des Verts et de Te Pāti Māori, totalise 59 sièges, soit un total insuffisant pour atteindre les 63 sièges requis pour gouverner. Néanmoins, l’adjonction des 9 sièges de The Opportunity Party porterait ce total à 68 sièges, offrant une majorité suffisante. À droite, l’alliance de National, ACT et New Zealand First s’établit à 57 sièges.

Les perspectives d’alliance restent toutefois complexes en raison des positions adoptées par les dirigeants politiques. Le Premier ministre Christopher Luxon a exclu toute collaboration entre National et The Opportunity Party en raison de désaccords sur la politique fiscale, une décision qualifiée de prise de position précipitée par le leader du Labour, Chris Hipkins. De son côté, Hipkins a officiellement écarté New Zealand First de tout gouvernement qu’il dirigerait. Malgré ces frictions, Qiulae Wong a souligné que son parti cherchait à maximiser son vote pour agir en partenaire de coalition stable, tout en affirmant qu’un « bottom line » inacceptable serait la présence de Winston Peters au poste de ministre des Affaires étrangères, selon les informations rapportées par 1News.
Turbulences politiques et pressions sur le leadership
La publication de ce sondage intervient dans un contexte de forte agitation pour la direction du Parti national. Christopher Luxon a traversé une période difficile après avoir survécu à une motion de défiance menée par le député Chris Penk, qui a conduit au retrait des portefeuilles ministériels de ce dernier, réattribués à Paul Goldsmith et Simon Watts. Cette séquence émaillée de tensions internes s’est accompagnée d’un recul d’un point pour Luxon dans les classements des personnalités préférées pour le poste de Premier ministre, le plaçant à 17 %, tout juste devant Chris Hipkins, également en baisse à 15 %, d’après les précisions de RNZ.

Parallèlement, les autres formations politiques enregistrent des évolutions notables dans les intentions de vote. Le Parti vert recule d’un point à 12 %, ACT progresse de trois points pour s’établir à 9 %, et New Zealand First perd trois points pour s’établir à 8 %, sur fond de controverses impliquant son chef de file.