La stratégie recommandée pour faire face aux interactions avec les orques en Atlantique consiste désormais à conserver sa capacité de manœuvre et à s’éloigner rapidement de la zone.
Le phénomène des interactions entre orques et voiliers, apparu au printemps 2020, a conduit à une évolution des protocoles de sécurité. Ces derniers concentrent leur activité sur l’arrière du bateau, ciblant principalement le safran sans chercher à atteindre les personnes à bord.
Un comportement social chez les juvéniles ibériques
L’augmentation des incidents ne provient pas d’une hausse de la population d’orques ibériques. Ce groupe reste une population menacée, dont les effectifs demeurent très faibles et dont la survie est étroitement liée au thon rouge.
L’implication de jeunes individus est un facteur clé. La curiosité et la capacité d’imitation des juvéniles transforment le contact avec un gouvernail mobile en un jeu collectif
, reproduit et transmis au sein du groupe. Ce comportement, bien que non agressif envers l’humain, présente des risques matériels majeurs : la force d’un animal de plusieurs tonnes peut déformer des gouvernails métalliques, casser une mèche ou ouvrir une voie d’eau. Meteoconsult rapporte que plusieurs unités ont coulé suite à ces interactions.
Profil des voiliers et zones de risque en Atlantique
Les données collectées depuis 2020 permettent d’identifier les navires les plus exposés. La grande majorité des interactions se produisent sur la façade atlantique de la péninsule Ibérique, bien que des cas aient été signalés au Maroc, dans le golfe de Gascogne et jusqu’aux côtes françaises.
- Taille : Unités de taille moyenne, généralement inférieures à 12 ou 13 mètres.
- Vitesse : Navigation comprise entre 5 et 7 nœuds.
- Propulsion : Voiles, moteur ou combinaison des deux.
- Équipement : Attrait marqué pour les safrans suspendus, dont la pelle est exposée derrière la coque.
La temporalité de ces événements suit les migrations du thon rouge. La majorité des cas se concentre entre la fin du printemps et le début de l’automne le long des côtes atlantiques. Quant à la durée des interactions, elles durent souvent une vingtaine de minutes, mais peuvent s’étendre au-delà d’une heure.
Évolution des recommandations : de l’arrêt à la manœuvre
Les conseils prodigués aux plaisanciers ont changé suite aux observations accumulées. Initialement, l’immobilisation complète était la norme : l’équipage devait affaler les voiles, couper le moteur et lâcher la barre pour rendre le bateau moins attractif en supprimant le bruit et le mouvement du gouvernail.
Si le fait de priver le gouvernail de résistance peut éviter une blessure au barreur en réduisant les efforts transmis à la roue, cela ne met pas nécessairement fin à l’intérêt des orques pour le navire.
Désormais, la conclusion scientifique privilégie l’évitement. En cas de rencontre, la conduite la mieux étayée consiste à maintenir la capacité de manœuvre et à s’éloigner rapidement de la zone, tout en veillant à ne pas mettre en danger l’équipage ni les animaux. À ce jour, aucune solution technique ou signal sonore ne constitue une protection absolue.
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