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SSPVF : Plus de 7 000 réponses en 24 heures pour devenir pompier volontaire

by Nicolas Lefèvre
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Le Syndicat des sapeurs-pompiers volontaires de France (SSPVF) a enregistré plus de 7 000 réponses en l’espace de 24 heures après avoir mis en ligne, mardi, un formulaire destiné à recenser les personnes souhaitant mettre leurs compétences au service des secours. Cette mobilisation intervient alors que des incendies ravagent la Gironde et les Landes.

Bruno Ménard, secrétaire général du syndicat, a qualifié cet engouement de « colossal ». Il précise toutefois que l’objectif n’est pas d’inciter des volontaires à se rendre spontanément dans les zones sinistrées, mais de constituer une réserve de forces disponibles. Le syndicat souhaite recenser des profils variés, tels que des anciens sapeurs-pompiers, des secouristes, des professionnels de la santé ou des spécialistes de la logistique, afin d’organiser des renforts encadrés si les autorités en expriment le besoin.

Un défi de rétention des effectifs

Malgré ce succès immédiat, Bruno Ménard estime que ce sursaut de solidarité ne règle pas le problème de fond. Selon des chiffres du ministère de l’Intérieur, les volontaires représentent 78 % des effectifs d’incendie et de secours. Cependant, le secrétaire général souligne que les nouveaux engagements, estimés entre 25 000 et 30 000 par an, sont presque totalement compensés par des démissions, et qu’un candidat sur deux abandonne sa formation avant la fin.

Cette situation est accentuée par des conditions d’engagement jugées « de plus en plus lourdes ». Bruno Ménard cite l’exemple de la Meurthe-et-Moselle, où certains volontaires doivent effectuer jusqu’à 1 400 heures d’activité annuelles, ce qui équivaut à un second temps plein.

Une hausse des interventions sans hausse des effectifs

Le syndicat alerte sur le fait qu’en vingt-sept ans, les interventions de secours ont augmenté de plus de 50 % en France, alors que les effectifs de volontaires n’ont quasiment pas progressé sur la même période. Les professionnels, salariés à temps plein par un service départemental d’incendie et de secours (Sdis), n’ont augmenté que de 1 000 personnes.

Par ailleurs, Bruno Ménard déplore la disparition d’un tiers des centres de première intervention (CPI), ces petits centres de proximité. Il estime que la présence de ces centres aurait permis d’intervenir beaucoup plus rapidement lors des feux dans les Landes et en Gironde.

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