Paolo Maldini a démissionné de son poste de directeur technique à la fédération italienne de football (FIGC) le 27 juillet, seulement 16 jours après sa nomination. Ce départ fait suite à un désaccord avec le président de la FIGC, Giovanni Malago, concernant le choix du sélectionneur de la Squadra Azzurra.
Mandaté par Giovanni Malago pour trouver un nouvel entraîneur, Paolo Maldini avait initialement obtenu la garantie que le choix lui reviendrait, sous réserve de l’approbation du président. Cependant, Maldini a affirmé que le dirigeant a ultérieurement « changé les règles » de leur collaboration.
Une série d’échecs dans le recrutement
Le processus de recrutement a été marqué par plusieurs tentatives infructueuses. Bien que l’entraîneur catalan ait manifesté un intérêt pour une équipe nationale, il a finalement décliné la proposition. Par ailleurs, Carlo Ancelotti a refusé le poste pour poursuivre son contrat avec la Seleçao.
Maldini a également envisagé des profils nationaux, notamment Fabio Grosso et Daniele De Rossi. Toutefois, ces pistes ont été abandonnées car des accords liés à l’élection du président Malago interdisaient de débaucher des entraîneurs évoluant en Série A.
Le point de rupture : l’affaire Pirlo
Le point de rupture est survenu avec la candidature d’Andrea Pirlo. Paolo Maldini avait trouvé un accord avec son ancien coéquipier, qu’il jugeait extrêmement bien préparé sur le plan technique. Cependant, Giovanni Malago a refusé cette nomination en raison des liens de Pirlo avec une société de paris russe.
Maldini a qualifié ce refus de « prétexte », affirmant que rien, d’un point de vue juridique, n’aurait pu empêcher Andrea Pirlo de devenir sélectionneur. C’est ce refus, fondé sur le code éthique et le décret sur la dignité, qui a conduit à la démission du directeur technique.