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Patch Tuesday : Microsoft corrige une vulnérabilité du noyau Windows activement exploitée (CVE-2025-62215)

Publié le 12 novembre 2025 à 11h08. Microsoft a publié une mise à jour de sécurité pour le mois de novembre, corrigeant plus de 60 vulnérabilités, dont une faille activement exploitée dans le noyau Windows. Cette mise à…

Patch Tuesday : Microsoft corrige une vulnérabilité du noyau Windows activement exploitée (CVE-2025-62215)

Publié le 12 novembre 2025 à 11h08. Microsoft a publié une mise à jour de sécurité pour le mois de novembre, corrigeant plus de 60 vulnérabilités, dont une faille activement exploitée dans le noyau Windows. Cette mise à jour intervient également dans un contexte de fin de support pour certaines versions de Windows et de serveurs Exchange, nécessitant une attention particulière.

  • Une vulnérabilité critique (CVE-2025-62215) affectant le noyau Windows est activement exploitée, permettant une élévation des privilèges.
  • Microsoft a publié une mise à jour hors bande pour les utilisateurs de Windows 10 qui ne bénéficient pas des mises à jour de sécurité étendues (ESU).
  • La fin de support de Windows 11 Home et Pro 23H2 et la nécessité de migrer ou de souscrire aux ESU pour Exchange Server 2016/2019 sont soulignées.

La mise à jour de sécurité de novembre 2025 de Microsoft comprend la correction de plus de 60 vulnérabilités, selon les experts en sécurité. Parmi celles-ci, la faille CVE-2025-62215, une corruption de mémoire dans le noyau Windows, est particulièrement préoccupante car elle est déjà exploitée par des attaquants. Cette vulnérabilité permet une élévation locale des privilèges, c’est-à-dire qu’un attaquant peut prendre le contrôle du système.

Le Threat Intelligence Center (MSTIC) et le Security Response Center (MSRC) de Microsoft ont signalé l’exploitation de cette faille, qui semble être limitée pour l’instant, bien que le code d’exploitation soit fonctionnel. Dustin Childs, responsable de la sensibilisation aux menaces chez Zero Day Initiative de Trend Micro, a souligné l’importance de cette vulnérabilité :

« Il est également intéressant de noter qu’il existe ici une condition de concurrence, et cela montre que certaines conditions de concurrence sont plus fiables que d’autres. Des bugs comme ceux-ci sont souvent associés à un bug d’exécution de code par un malware pour prendre complètement le contrôle d’un système. »

Chris Goettl, vice-président de la gestion des produits de sécurité chez Ivanti, a précisé que la vulnérabilité affecte toutes les éditions de Windows actuellement prises en charge, ainsi que les mises à jour de sécurité étendues (ESU) de Windows 10. Il a mis en garde contre les risques liés à l’utilisation de Windows 10 après la fin de vie sans ESU. Il recommande vivement de souscrire aux ESU et de mettre en place des mesures d’atténuation supplémentaires. Microsoft a également publié une mise à jour hors bande pour les appareils Windows 10 qui ne sont pas inscrits au programme ESU, afin de corriger un problème d’inscription.

Au-delà de Windows, Microsoft attire l’attention sur la fin de support de certains produits. Exchange Server, en particulier, nécessite une attention particulière. Bien qu’une option ESU de six mois soit disponible pour les serveurs Exchange 2016/2019, Microsoft conseille de privilégier une migration vers Exchange SE. De plus, Windows 11 Home et Pro 23H2 ont atteint leur date de fin de support.

D’autres vulnérabilités méritent également d’être signalées. La faille CVE-2025-60724, un bogue de dépassement de tampon dans Graphics Device Interface Plus (GDI+), pourrait permettre à un attaquant d’exécuter du code à distance en incitant une victime à ouvrir un document spécialement conçu. Microsoft explique que cette vulnérabilité est considérée comme « critique », bien qu’elle soit jugée moins susceptible d’être exploitée. Adam Barnett, ingénieur logiciel en chef chez Rapid7, a commenté :

« Bien que cette vulnérabilité ne soit certainement pas vermifuge, elle est clairement très grave et constitue sûrement une priorité absolue pour quiconque envisage la manière d’aborder les correctifs de ce mois-ci. »

Enfin, les vulnérabilités CVE-2025-62199 (utilisation après libération dans Microsoft Office) et CVE-2025-62222 (affectant Agentic AI et Visual Studio Code) présentent également des risques significatifs. La vulnérabilité dans Visual Studio Code, en particulier, cible l’environnement de confiance des développeurs, comme l’explique Ben McCarthy, ingénieur principal en cybersécurité chez Immersive :

« Un attaquant crée un problème GitHub malveillant dans un référentiel. La description de ce problème contient la commande cachée et non nettoyée. L’attaquant doit ensuite convaincre le développeur d’interagir avec ce problème spécifique d’une manière non standard : en « activant un mode particulier sur le problème créé par l’attaquant ». Cette action de l’utilisateur amène l’extension à lire et à exécuter la description du problème malveillant. Cela déclenche la faille d’injection de commandes, conduisant à une exécution complète de code à distance dans le contexte de l’utilisateur. »

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À propos de l’auteur: Thomas Caron

Thomas Caron couvre les technologies, les sciences, l’intelligence artificielle et l’innovation. Il explique les nouveautés sans jargon inutile et distingue les annonces spectaculaires des avancées réellement établies.