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Paul Kelly : « Imagine de John Lennon est probablement l’une des pires chansons jamais écrites. Je ne peux pas le supporter’ | musique australienne

Publié le 2025-11-08 19:44:00. À l'occasion de la sortie de son album « Seventy », le musicien australien Paul Kelly, âgé de 70 ans, se livre sur son rapport à l'âge, à la mort et à ses inspirations,…

Paul Kelly : « Imagine de John Lennon est probablement l’une des pires chansons jamais écrites. Je ne peux pas le supporter’ | musique australienne

Publié le 2025-11-08 19:44:00. À l’occasion de la sortie de son album « Seventy », le musicien australien Paul Kelly, âgé de 70 ans, se livre sur son rapport à l’âge, à la mort et à ses inspirations, tout en partageant ses opinions tranchées sur la culture populaire.

  • Paul Kelly célèbre ses 70 ans avec un nouvel album intitulé « Seventy », un chiffre qu’il affectionne particulièrement.
  • L’artiste revient sur ses personnages emblématiques, notamment Joe de « How to Make Gravy », et révèle avoir écrit une suite à cette chanson.
  • Kelly n’hésite pas à exprimer ses goûts musicaux, critiquant ouvertement des titres populaires comme « Imagine » de John Lennon et « Hotel California ».

Pour Paul Kelly, atteindre l’âge de 70 ans est un moment significatif, bien qu’il ne le considère pas comme un exploit. Il se dit chanceux d’avoir pris des risques dans sa vie et d’avoir pu explorer sa créativité sans entraves. « Avoir 70 ans est comme un véritable jalon. Je ne dirais pas que c’est un exploit, mais j’ai dû avoir ma part de chance pour atteindre 70 ans. J’ai été assez imprudent et j’ai pris des risques – donc je me sens chanceux d’atteindre 70 ans. Tout le reste après cela n’est qu’un extra », explique-t-il.

La mort et la fragilité de la vie sont des thèmes récurrents dans son œuvre, une préoccupation qui l’anime depuis sa jeunesse. Il se souvient d’une conversation avec Neil Young, qui, à 21 ans, lui avait confié écrire déjà des chansons sur la vieillesse. « Vieil homme, regarde ma vie… » Kelly considère que tous les poètes sont, d’une manière ou d’une autre, confrontés à la finitude de l’existence.

L’album « Seventy » explore également le destin de Joe, le personnage central de ses chansons « How to Make Gravy » et « To Her Door ». Contrairement à certaines attentes, Kelly a choisi de ne pas le laisser définitivement se taire. Il a écrit « Rita a écrit une lettre » pour donner à Rita, l’épouse de Joe, l’occasion de raconter sa propre version de l’histoire. « Non, il ne veut pas se taire. J’ai écrit Rita a écrit une lettre pour donner à Rita son point de vue. Et c’est tout Joe ! Il parle jusqu’au-delà de la tombe. Il parle toujours tandis que la chanson s’éteint », précise-t-il.

Interrogé sur ses goûts musicaux, Paul Kelly ne manque pas de clarté. Il avoue détester « Imagine » de John Lennon, qu’il considère comme l’une des pires chansons jamais écrites. « Je pense qu’Imagine by John Lennon est probablement l’une des pires chansons jamais écrites. Je ne peux pas le supporter », confie-t-il, ajoutant qu’il apprécie particulièrement les débats que cela suscite avec Ash Naylor, le guitariste de son groupe. Il exprime également son aversion pour « Hotel California », un titre qu’il pourrait volontiers ne plus jamais entendre.

En revanche, il reconnaît un faible pour « I Want to Know What Love Is » de Foreigner, qu’il décrit comme une « belle chanson ».

Paul Kelly évoque également ses expériences de tournée avec Bob Dylan et Leonard Cohen, soulignant l’influence de ces deux artistes sur sa propre approche de la scène. Il décrit Bob Dylan comme spontané et imprévisible, tandis que Leonard Cohen était méticuleux et ritualiste, créant une atmosphère intime même dans les grandes salles. « Bob était si décontracté, spontané. On a l’impression que même son groupe ne savait pas quelle chanson allait suivre. Leonard, en revanche, était totalement scénarisé – il disait la même chose tous les soirs, faisait à peu près les mêmes chansons – mais cela ne semblait ni machinal ni showbizzy. Cela ressemblait plus à une prière ou à un rituel », explique-t-il.

Parmi ses sources d’inspiration, Paul Kelly cite le film « La Mélodie du bonheur », qu’il apprécie pour ses chansons, son histoire et sa romance, mais aussi pour l’obscurité subtile qui se cache derrière son apparente légèreté. Il mentionne également son admiration pour le film « Impardonnable » de Clint Eastwood, en particulier les scènes où le personnage principal a du mal à monter à cheval.

En ce qui concerne son interaction la plus mémorable avec un fan, Kelly raconte une anecdote survenue à Amsterdam, où un spectateur lui a demandé la permission de faire une demande en mariage sur scène. L’histoire, bien que chaotique, s’est conclue par un « oui » et une célébration festive.

Enfin, Paul Kelly révèle le morceau qu’il souhaiterait entendre lors de ses funérailles : « Black and Tan Fantasy » de Duke Ellington, une composition qu’il a découverte à l’âge de 12 ans et qui évoque pour lui une marche funèbre élégante et inhabituelle. Il attribue également le meilleur conseil qu’il ait jamais reçu à sa grand-mère, chanteuse d’opéra, qui lui recommandait de respirer profondément pour calmer ses nerfs avant de monter sur scène.

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À propos de l’auteur: Antoine Girard

Antoine Girard couvre la culture et le divertissement, du cinéma à la musique en passant par les séries, les livres et les arts visuels. Il cherche à éclairer les œuvres, les tendances et leur réception.