Home Nouvelles«Perils of Talking …»: la première réaction de Chidambaram à Row sur ses remarques 26/11; blâme les médias | India News

«Perils of Talking …»: la première réaction de Chidambaram à Row sur ses remarques 26/11; blâme les médias | India News

by Nicolas Lefèvre

Publié le 1er novembre 2023 à 10h30. L’ancien ministre de l’Intérieur indien P. Chidambaram se défend d’avoir affirmé que les États-Unis avaient empêché l’Inde de réagir militairement après les attentats de Mumbai de 2008, pointant du doigt une mauvaise interprétation médiatique de ses propos.

  • P. Chidambaram nie avoir déclaré que les États-Unis avaient « empêché une riposte » après les attentats du 26 novembre 2008.
  • Il affirme que les médias lui attribuent des propos qu’il n’a jamais tenus, dénonçant les « dangers de parler aux médias ».
  • Ses déclarations interviennent après qu’il a révélé avoir envisagé une action de représailles contre le Pakistan, mais avoir été dissuadé par le gouvernement indien sous la pression internationale.

L’ancien ministre de l’Intérieur indien, P. Chidambaram, a réfuté ce mercredi les accusations selon lesquelles les États-Unis auraient dissuadé l’Inde de mener une opération militaire en réponse aux attentats de Mumbai de 2008. Il a expliqué que ses récentes déclarations avaient été déformées par les médias.

Dans un message publié sur le réseau social X, M. Chidambaram a précisé : « À aucun moment de l’interview du podcast de Megha Prasad, je n’ai dit que ‘nous avons été empêchés de riposter après l’attaque du 26/11’ ». Il a ajouté, avec une pointe d’ironie : « Pourtant, chaîne après chaîne, les médias et les internautes m’attribuent joyeusement ces mots. Voilà les dangers de parler aux médias ! »

Ces réactions font suite à une interview où M. Chidambaram a révélé qu’il avait initialement été favorable à une action de représailles contre le Pakistan après les attentats terroristes qui ont frappé Mumbai le 26 novembre 2008. Il a cependant expliqué qu’il avait finalement été convaincu de renoncer à cette option.

Selon ses dires, la décision du gouvernement dirigé par Manmohan Singh a été fortement influencée par les pressions diplomatiques internationales, notamment de la part des États-Unis. « J’ai envisagé que nous devions mener une action de rétorsion. J’en ai discuté avec le Premier ministre et d’autres personnes influentes », a-t-il déclaré. « Le Premier ministre en a discuté pendant que l’attaque était encore en cours, je suppose. Et la conclusion a été largement influencée par le ministère des Affaires étrangères et les services de renseignement, qui nous ont conseillé de ne pas réagir physiquement, mais d’utiliser des moyens diplomatiques. »

M. Chidambaram a précisé que la décision finale avait été prise dans un contexte de forte pression internationale, avec de nombreux pays appelant l’Inde à ne pas déclencher une guerre. Il a notamment mentionné une visite de la secrétaire d’État américaine de l’époque, Condoleezza Rice, à New Delhi, où elle avait exhorté l’Inde à ne pas riposter militairement.

Ces révélations ont suscité une vive controverse en Inde, le BJP (Bharatiya Janata Party) accusant le Congrès (Indian National Congress) d’avoir « mal géré » la situation sous la pression étrangère. Le ministre de l’Union, Pralhad Joshi, a déclaré sur X : « Après 17 ans, Chidambaram, ancien ministre de l’Intérieur, admet ce que la nation savait : les attentats du 26/11 ont été mal gérés en raison de la pression des puissances étrangères. Trop peu, trop tard. »

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