Publié le 14 octobre 2025 16:17:00. Malgré un léger optimisme suscité par l’apaisement de certaines tensions commerciales, la croissance économique mondiale reste modérée et confrontée à de nombreux risques, selon les dernières prévisions du Fonds Monétaire International (FMI).
- La croissance mondiale devrait ralentir, passant de 3,3 % en 2024 à 3,2 % en 2025 et à 3,1 % en 2026.
- L’inflation devrait globalement diminuer, mais rester supérieure à l’objectif aux États-Unis, avec un risque de nouvelle hausse.
- Des incertitudes persistantes, un protectionnisme accru et des chocs sur le marché du travail pourraient freiner la reprise.
L’économie mondiale s’adapte à un contexte international en mutation, marqué par l’évolution des politiques économiques. Si les menaces d’une escalade des droits de douane se sont atténuées grâce à des accords et une réévaluation des stratégies, l’environnement reste fragile. Les facteurs qui avaient soutenu l’activité au premier semestre 2025, notamment la reprise du commerce international, tendent à s’estomper.
Les dernières Perspectives de l’économie mondiale (PEM) du FMI font état d’une légère révision à la hausse des prévisions de croissance par rapport à celles d’avril 2025. Cependant, ces projections restent inférieures aux estimations formulées avant les récents changements de politique. On prévoit une croissance d’environ 1,5 % pour les économies avancées et légèrement supérieure à 4 % pour les économies émergentes et en développement.
L’inflation, bien que globalement en baisse, présente des disparités significatives selon les régions. Aux États-Unis, elle se maintient au-dessus des objectifs fixés, avec un risque de nouvelle accélération. Dans le reste du monde, elle devrait connaître une modération plus marquée.
Le FMI met en garde contre de nombreux facteurs de risque susceptibles de compromettre cette reprise fragile. Une incertitude prolongée, une montée du protectionnisme et des perturbations sur le marché du travail pourraient peser sur la croissance. Les vulnérabilités budgétaires, les corrections potentielles des marchés financiers et l’affaiblissement des institutions représentent également des menaces pour la stabilité économique.
Pour rétablir la confiance, le FMI appelle les autorités à adopter des politiques crédibles, transparentes et durables. Il souligne l’importance de la diplomatie commerciale, associée à des ajustements macroéconomiques appropriés, ainsi que la nécessité de renforcer les marges de manœuvre budgétaires et de préserver l’indépendance des banques centrales. Le FMI insiste également sur l’importance de redoubler d’efforts en matière de réformes structurelles, soulignant que les pays ont déjà bénéficié des améliorations apportées aux cadres politiques.
Concernant la politique industrielle, le FMI reconnaît son potentiel, mais met en garde contre les coûts d’opportunité et les compromis qu’elle implique, qui doivent être pleinement pris en compte.
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