Bogota, 9 novembre 2025 – Le président colombien Gustavo Petro a ouvert la voie à une possible reprise des relations diplomatiques avec Israël, subordonnée à des avancées concrètes dans le processus de paix au Moyen-Orient et à la reconnaissance d’un État palestinien viable. Cette annonce marque un revirement notable après une période de fortes tensions entre les deux pays.
- La Colombie conditionne la reprise des relations diplomatiques avec Israël à des progrès significatifs dans le processus de paix à Gaza.
- Trois conditions principales sont posées : la création de deux États souverains, le respect des frontières de 1967 et des élections libres sous supervision de l’ONU.
- Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de diplomatie de paix et d’engagement climatique de la Colombie.
Gustavo Petro a exprimé sa volonté de rétablir les liens avec Israël une fois qu’un processus de paix crédible sera enclenché pour stabiliser la région et mettre fin aux hostilités dans la bande de Gaza. Cette déclaration intervient après une année de critiques formulées par le président colombien à l’encontre du gouvernement israélien de Benjamin Netanyahu, notamment concernant l’occupation des territoires palestiniens.
Selon le président Petro, la normalisation des relations passera par le respect de trois critères essentiels. Il a notamment insisté sur la nécessité de la création de deux États souverains, fondés sur le respect des frontières d’avant 1967, et l’organisation d’élections libres et transparentes, supervisées par les Nations Unies. Ces exigences, qui rejoignent les positions de plusieurs pays européens tels que la France et l’Espagne, visent à établir un cadre durable pour la coexistence pacifique entre Israéliens et Palestiniens.
Lors de la COP30, qui s’est tenue à Belém do Pará au Brésil, Gustavo Petro a réaffirmé son engagement en faveur d’un progressisme environnemental et humaniste. Il a également lancé un appel à la mobilisation de 500 milliards de dollars (environ 460 milliards d’euros) pour financer des projets durables en Amérique latine.
Le possible rétablissement des relations avec Israël représente donc un ajustement stratégique de la politique étrangère colombienne. Bogota cherche ainsi à combiner une diplomatie axée sur la paix, une affirmation de l’autonomie régionale et un engagement fort en faveur de la lutte contre le changement climatique.
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