Publié le 19 novembre 2025 à 09h21. L’ancien défenseur étoile de la LNH, Ľubomír Višňovský, s’est confié sur son parcours atypique, ses doutes, et son regard sur la nouvelle génération de joueurs slovaques dans le podcast Champions.
- Višňovský révèle que peu de personnes ont cru en lui lorsqu’il a quitté la Slovaquie pour la LNH, certains lui prédisant un retour rapide à la ferme.
- Il évoque le rôle crucial de Žigmund Pálffy, qu’il considère comme le joueur le plus talentueux avec lequel il ait partagé la glace, et regrette qu’il n’ait pas pleinement exploité son potentiel.
- Il analyse la situation actuelle des jeunes joueurs slovaques en LNH, notamment Juraj Slafkovský, et lui donne des conseils pour réussir.
Ľubomír Višňovský, considéré comme le meilleur défenseur offensif de l’histoire du hockey slovaque, a retracé son parcours exceptionnel dans le podcast Champions, animé par Viťo Chrappa. Son histoire est d’autant plus remarquable qu’il a été repêché par les Kings de Los Angeles en 2000 à l’âge de presque 24 ans, un âge tardif pour une première sélection en LNH.
Avant de s’envoler pour l’Amérique du Nord, Višňovský a dû surmonter les appréhensions liées à sa taille (1,77 m), jugée trop petite par certains recruteurs européens, habitués à un hockey plus physique. Il a quitté la Slovaquie en tant que vice-champion du monde de Saint-Pétersbourg et fort de plusieurs titres de champion d’extra-ligue avec le Slovan Bratislava.
L’adaptation à la LNH n’a pas été facile. Višňovský se souvient d’un début de carrière incertain :
« Je suis arrivé en LNH en tant que joueur prêt à jouer. Je me souviens qu’à part mes parents et quelques amis, personne ne croyait en moi. On me disait : ‘Tu retourneras à la ferme et tu reviendras.’ »
Ľubomír Višňovský
Il poursuit :
« Mon premier camp d’entraînement a été brutal. J’étais sous surveillance, ma carrière était en jeu, j’étais préparé. À 24 ans, j’étais un peu plus mature mentalement que les jeunes de dix-huit ans. »
Ľubomír Višňovský
Višňovský a bénéficié du soutien de ses coéquipiers, notamment du Tchèque Jaroslav Modrý et des Slovaques Jozef Stümpel et Žigmund Pálffy. Il a exprimé son admiration pour Pálffy, qu’il considère comme un talent pur :
« Ce que Žigo faisait sur la glace, à quel point il était différent des autres, était incroyable. Tout le monde l’aimait dans le vestiaire. Il était exceptionnel sur la glace, mais il avait une approche différente. Il faisait sa propre chose, il était le meilleur, mais il n’a pas poussé les choses à l’extrême. S’il avait donné dix pour cent de plus, il aurait pu rivaliser avec Jágr. »
Ľubomír Višňovský
Slafkovský doit se montrer décisif
Si le hockey slovaque a longtemps été représenté par de nombreux joueurs en LNH, la situation actuelle est plus contrastée. Seule une demi-douzaine de Slovaques évoluent actuellement dans la ligue nord-américaine, avec Juraj Slafkovský et Šimon Nemec en tête de liste.
Višňovský se prononce sur la situation de Slafkovský :
« Juraj et Šimon sont très talentueux. C’est un peu plus difficile pour Slafko, car il y a une forte pression à Montréal. Le Canada vit pour le hockey. C’est un endroit spécial. Il a été un choix de première ronde, mais il doit le prouver sur la glace. Il y a beaucoup d’attentes. Je croise les doigts pour lui et j’espère qu’il y arrivera. »
Ľubomír Višňovský
Slafkovský, qui a signé un nouveau contrat de huit ans avec un revenu annuel de 7,6 millions de dollars, doit désormais confirmer son potentiel. Višňovský estime qu’il doit impérativement augmenter son nombre de points :
« Les attaquants choisis en première ronde marquent généralement 80 à 90 points. Cette saison, il devrait dépasser les 50 ou 55 points. Il doit commencer à marquer, c’est ce qu’on attend de lui. Il a toutes les qualités pour y parvenir, il est intelligent, fort et possède un tir puissant. Cette année, il doit travailler et dépasser les 70 points. Ce sera sa limite minimale. »
Ľubomír Višňovský
Il ajoute :
« Soit il va marquer des buts et accumuler des points, soit il va se concentrer sur le travail défensif. Mais faire le sale boulot avec le contrat qu’il a signé serait une folie. Il doit utiliser son corps et surtout son tir, car il a un très bon tir. Et qu’il ignore les médias, qu’il ne se batte pas avec eux. Les journalistes écriront toujours quelque chose. Qu’il l’ignore, la meilleure réponse sera de marquer un but et de faire une passe. »
Ľubomír Višňovský
Pour en savoir plus, écoutez le podcast Champions :
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- Auteur: © Zoznam
- VIDÉO: Sportky/Ján Zemiar
- Source: Sportky
