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Philippe Jaenada décroche le prix Goncourt 2026

Vendu 23 € pour 528 pages chez Flammarion, le prix Goncourt 2026 a été attribué à Philippe Jaenada pour « L'Inconnue du quai de Javel », un roman qui rouvre une affaire criminelle non élucidée de 1949.

Philippe Jaenada décroche le prix Goncourt 2026

Vendu 23 € pour 528 pages chez Flammarion, le prix Goncourt 2026 a été attribué à Philippe Jaenada pour « L’Inconnue du quai de Javel », un roman qui rouvre une affaire criminelle non élucidée de 1949. L’écrivain de 62 ans, qui a rédigé des potins anonymes pour l’hebdomadaire « Voici » pendant près de vingt-cinq ans, succède ainsi aux lauréats des plus grandes distinctions de la rentrée littéraire.

Philippe Jaenada rouvre une affaire de 1949

Le 6 septembre 1949, une jeune femme est retrouvée sans vie quai de Javel, à Paris, dépourvue de sac et de chaussures, puis visiblement rhabillée à la hâte avant d’être déposée sur place par son agresseur. Il s’agit de Louise Cansot, le modèle des peintres de Montparnasse. L’inspecteur-chef Ferrière avait alors dû clore le dossier au bout de six mois sans procéder à la moindre arrestation.

Prix Goncourt 2026 : Philippe Jaenada récompensé pour "L’Inconnue du quai de Javel"

Soixante-quinze ans plus tard, Philippe Jaenada s’est replongé dans ce cold case en épluchant les archives, en arpentant les lieux et en lisant les soixante-quinze enquêtes de Maigret. Son ouvrage publié aux éditions Flammarion devance notamment les finalistes Sylvain Prudhomme avec « de l’autre côté du lac » (Minuit), Yannick Haenel avec « La solitude des professeurs est infinie » (Gallimard) et Clémentine Mélois avec « Choses que je croyais perdues » (L’Arbalète/Gallimard).

Une longue expérience dans la presse people

Avant d’obtenir la plus haute distinction littéraire française le 3 novembre 2026, l’écrivain a longuement exercé un autre métier de l’ombre. Pendant près d’un quart de siècle, il a rédigé des potins sans les signer pour l’hebdomadaire « Voici ». Ce travail de paparazzi de la presse people a assuré sa subsistance financière tout en affinant son style humoristique singulier, selon les informations relayées par 24heures.

Proche d
Photo : Biba Magazine

Les lauréats des autres grands prix de la saison

La saison des prix s’est illustrée par d’autres attributions à travers la France :

  • Prix Renaudot : Attribué à François-Henri Désérable pour « Le Palais » (éd. Gallimard, 416 pages, 23 €). Porté par une mémoire des odeurs frisant le prodige et un palais œnologique exceptionnel, Arun Kumar fait de cette faculté l’arme de sa vengeance au fil d’une intrigue qui transporte le lecteur des bidonvilles de Delhi aux caves bourguignonnes, en passant par New York et les îles Marquises.
  • Prix Femina : Décroché par Yannick Haenel pour « La Solitude des professeurs est infinie » (éd. Gallimard, 316 pages, 21,50 €), un hommage au quotidien des enseignants dans un collège de la banlieue parisienne, décerné par un jury exclusivement féminin.
  • Prix Médicis : Attribué à Philippe Vasset pour « Dans les grandes lignes » (éd. Flammarion, 190 pages, 21 €), récit de deux années passées à sillonner l’Hexagone le long des lignes à haute tension.
  • Grand Prix du roman de l’Académie française : Attribué à Sébastien Lapaque pour « Le Rappel des oiseaux » (éd. Actes Sud), une œuvre poétique inspirée par saint François d’Assise qui retrace le destin de Noé, un garçon ayant grandi en Bretagne dans les années 1970, entreprenant après la disparition de son grand amour un cheminement spirituel guidé par le chant des oiseaux.
  • Prix du roman Fnac : Remporté par Thélyson Orélien pour « C’était ça ou mourir » (éd. Grasset, 272 pages, 21,50 €), ce livre retrace l’épopée de Jonas Dorléon, professeur d’histoire fuyant son Haïti natal à travers plusieurs nations dans l’espoir de gagner le Canada, avant qu’une polémique ne vienne rayer le titre de la liste du Goncourt.

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À propos de l’auteur: Antoine Girard

Antoine Girard couvre la culture et le divertissement, du cinéma à la musique en passant par les séries, les livres et les arts visuels. Il cherche à éclairer les œuvres, les tendances et leur réception.