Édition française
En continu
---Advertisement---

Affaires

Plaideur en devenir et…champion d’haltérophilie!

Publié le 2024-05-08 10:00:00. Un étudiant en droit montréalais combine avec succès une carrière sportive de haut niveau en haltérophilie et un stage prestigieux au sein d’un cabinet d’avocats réputé, démontrant comment discipline et performance peuvent se compléter.…

Plaideur en devenir et…champion d’haltérophilie!

Publié le 2024-05-08 10:00:00. Un étudiant en droit montréalais combine avec succès une carrière sportive de haut niveau en haltérophilie et un stage prestigieux au sein d’un cabinet d’avocats réputé, démontrant comment discipline et performance peuvent se compléter.

  • Samuel Guertin, étudiant en droit à l’Université de Montréal, est capable de soulever 323 kilos au total.
  • Il a choisi de faire son stage au cabinet Woods, attiré par sa structure flexible et son approche axée sur le travail en équipe.
  • L’haltérophilie, qu’il pratique depuis l’âge de 14 ans, lui apporte une mentalité de performance qu’il applique à ses études et à sa future carrière juridique.

Samuel Guertin, un jeune homme aux ambitions multiples, jongle avec brio entre les salles d’entraînement et les salles d’audience. Récemment mis en lumière par le cabinet Woods, où il effectue son stage au Barreau, ce futur juriste s’est illustré sur la scène internationale de l’haltérophilie.

Tout a commencé à l’âge de 14 ans, dans la salle de sport de son quartier. Un arrangement particulier lui a été proposé : en échange de quelques tâches d’entretien, il pouvait s’entraîner librement. C’est rapidement un entraîneur d’un club voisin qui a détecté son potentiel pour l’haltérophilie, déclenchant une véritable passion.

Sa première compétition, à l’âge de 15 ans, s’est soldée par une deuxième place, une performance révélatrice qui lui a ouvert les yeux sur ses capacités et sur la possibilité de poursuivre ce sport en parallèle de ses études. Un an plus tard, sa participation aux Jeux du Québec a confirmé son engagement total envers cette discipline exigeante. Depuis, il s’entraîne entre huit et douze fois par semaine, adoptant le rythme rigoureux d’un athlète de haut niveau.

Mais comment concilier les exigences d’une carrière juridique prometteuse et les compétitions internationales où l’on soulève des poids considérables ? Samuel Guertin a partagé ses réflexions avec Droit-inc.

Pourquoi avoir choisi le cabinet Woods pour votre stage au Barreau ?

« Woods est un cabinet boutique : même s’il s’agit de la plus grande boutique de litige à Montréal et d’un groupe très reconnu, la structure reste plus petite que celle des grands cabinets généralistes. J’avais l’impression que ce format me permettrait d’avoir un environnement plus flexible, ce qui était essentiel pour concilier ma carrière d’athlète et mon travail, pour l’instant en tant qu’étudiant en droit. »

Samuel Guertin, stagiaire au Barreau

Il apprécie également le fonctionnement de Woods en petites équipes, généralement composées de trois ou quatre personnes par dossier. « Cela permet d’acquérir énormément d’expérience. Même en tant qu’étudiant, on occupe une place importante dans l’équipe et on travaille sur des tâches réellement centrales au dossier », explique-t-il.

Qu’est-ce qui vous a attiré vers le litige en particulier ?

« Comme athlète, ce qui m’a toujours passionné, c’est la recherche de l’excellence, le perfectionnement et l’aspect compétitif. Lorsque j’étais au cégep, je réfléchissais aux différentes carrières possibles. Le droit m’est rapidement apparu comme un domaine particulièrement bien adapté à quelqu’un de compétitif comme moi, surtout le litige. Il n’y a pas vraiment d’autres professions où deux personnes se retrouvent au même endroit pour s’affronter directement, comme en litige. C’est cet aspect très compétitif qui m’a attiré. »

Samuel Guertin, stagiaire au Barreau

L’haltérophilie occupe une place prépondérante dans sa vie. « Ce que j’aime particulièrement dans l’haltérophilie, c’est sa simplicité et son exigence : il n’y a pas de points pour la beauté du mouvement ou pour la facilité d’exécution. Vous avez deux mouvements à réaliser, et c’est binaire : réussi ou manqué. Même si la technique peut influencer le résultat, il n’y a pas de notation intermédiaire. Une fois les règles du jeu établies, tout repose sur le perfectionnement et la recherche de performance maximale. C’est simple en apparence, mais loin d’être facile. Chaque entraînement exige un effort réel et constant. À chaque séance, vous êtes confronté à la barre et à vous-même, et cela vous pousse à donner le meilleur de vous-même. »

Il se souvient particulièrement du Championnat panaméricain de 2023 en Argentine. « Dans mon sport, le côté compétitif est un peu particulier. Contrairement aux sports de combat, où l’on est directement opposé à un adversaire, en haltérophilie, je ne me bats pas vraiment contre quelqu’un d’autre pour obtenir un score. C’est toujours moi et la barre. Il y a donc un véritable duel avec soi-même, une lutte pour dépasser ses propres performances. En Argentine, j’étais un véritable étranger face à un athlète argentin très populaire. Finir troisième dans ces conditions a été un moment exceptionnel. C’étaient mes premières médailles internationales, et l’adrénaline, la pression et le sentiment d’avoir triomphé malgré les circonstances ont rendu ce souvenir inoubliable. »

À ce jour, son record personnel est de 147 kilos à l’arraché et de 180 kilos à l’épaulé-jeté, pour un total combiné de 323 kilos lors des championnats du monde de l’année dernière dans la catégorie des 81 kilos. Il a remporté à plusieurs reprises le titre aux championnats canadiens, et a décroché deux médailles de bronze aux championnats panaméricains lors de la dernière qualification olympique.

Pour Samuel Guertin, les parallèles entre le sport et le droit sont nombreux. « Je retrouve beaucoup de similitudes entre l’esprit d’un athlète et celui d’un plaideur : la préparation, l’entraînement, la concentration nécessaire pour performer à un moment précis. Mon sport se prête particulièrement bien à cette comparaison. En haltérophilie, nous participons à trois ou quatre grosses compétitions par an. En litige, chaque jour de préparation, chaque minute consacrée à un dossier est cruciale : c’est ce travail quotidien qui construit la performance lors de la journée décisive. »

Il souligne également l’importance de la performance mentale. « Lors des examens ou devant un imprévu en salle d’audience, il faut rester centré, garder le focus, ne pas se laisser submerger par le stress. Même quand quelque chose ne se passe pas comme prévu, il faut garder confiance, s’adapter et livrer sa performance au meilleur niveau possible. »

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Laisser un commentaire

À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.